jeudi 21 novembre 2013

Le garçon fée - 108

Une semaine après sa déclaration, la situation de Zibulinion était toujours aussi catastrophique. Même Zurmmiel et Joathilde ne lui parlaient plus. Les pas de Zibulinion le ramenèrent à l'endroit où il avait avoué son amour. Il était mélancolique au possible.
A peine était-il arrivé qu'un oiseau fondit sur lui et déposa un message entre ses mains. Zibulinion le déplia, intrigué, et lut :
Cher Zibulinion,
Je tiens à ce que tu saches que je ne voulais pas que la chose se répande. Seulement, c'était un coup de massue pour moi et j'ai éprouvé le besoin de m'épancher. Je n'avais pas prévu que mon confident en parlerait à un autre et qu'en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tout le dortoir ait été mis au parfum. Je suis toujours ton ami, mais pour le moment, je ne peux te le montrer. Il faut que je digère l'affaire et je ne veux pas que les gens s'imaginent que nous sommes un couple. En tout les cas, tu as été courageux de me dire tes sentiments et je vais prendre exemple sur toi et me déclarer à Lavicielle.
Ton ami, Folebiol.

 
Zibulinion serra le papier contre sa poitrine. C'était précieux de savoir que Folebiol n'avait pas voulu ce qui s'était passé et qu'il ne le détestait pas, même s'il gardait ses distances. Il s'accrocha à ce bout de papier jusqu'aux vacances de printemps.
Dans le bus du retour, Waltharan, le seul élève de Valeiage à encore parler à Zibulinion, lui tint compagnie. Zibulinion lui en était reconnaissant, mais sa culpabilité vis-à-vis de lui augmentait de jour en jour, quand bien même le fée des plantes ne mentionnait pas Noinilubiza quand il était avec lui. A la différence de Folebiol, il n'était pas du genre à s'étendre sur celle qu'il aimait. Toujours est-il que Zibulinion abusait de la confiance de Waltharan en le fréquentant en parallèle sous une fausse identité.

A peine Zibulinion fut entré dans l'appartement, accompagné de Rozélita, Alysielle déboula. Elle s'agenouilla pour embrasser sa petite fille et l'envoya retrouver Victor dans le salon. Zibulinion, habitué à passer après sa sœur ne s'en formalisa pas. Cependant, il sentit la colère de Alysielle quand elle se tourna vers lui, juste avant qu'elle n'explose :
– Tu ne peux jamais rien faire comme les autres bien sûr ! Tu te crois obligé de te distinguer en mal. Déjà que tu es vilain, il fallait en plus que tu ailles t'amouracher d'un autre garçon ! Et dire que j'étais si contente quand la directrice m'avait annoncé que tu avais en toi les capacités d'être une fée des bois, des plantes et des rêves. Cela compensait un peu tes yeux ronds, ton nez recourbé comme un bec, ta grosseur, voilà ce que j'ai pensé. Mais non, tu ne fais que me décevoir depuis le jour de ta naissance. J'aurais dû mieux choisir ton père, enquêter davantage sur ses ancêtres et je ne me serais pas retrouvée avec toi, un espèce de boudin fripé gay, même pas fichu d'avoir une seule spécialité. Tu es un touche à tout bon à rien !
Pour une obscure raison qu'il ne s'expliquait pas, Zibulinion n'avait pas imaginé que la directrice rapporterait à sa mère son amour pour les garçons. Il rentra la tête dans les épaules. Il n'avait rien à répliquer. Tout ce qu'il comprenait, c'est que sa mère ne serait jamais fière de lui.

2 commentaires:

Jeckyll a dit…

Hé ben quel épisode triste malgré la lettre de Folebiol ^^'

Zibu n'a pas fini d'en baver avec toi lol mais il faut bien souffrir pour à la fin trouver le bonheur ^^

Merci pour cet épisode et rdv pour la suite XD

Unknown a dit…

Merci pour l'épisode^^
Malgré sa lettre, j'en veux toujours à Folebiol. J'y peux rien, il a fait souffrir notre petit héros malchanceux :'(
Même sa relation avec sa mère a empiré...vivement qu'il retrouve le bonheur!