Docteur, lassé du sans-gêne des deux cavaliers, leur indiqua d'un ton sec la route qu'ils devaient prendre pour rejoindre le château, et, tous les nains regardèrent avec soulagement le frère et la sœur s'éloigner.
Quand ils eurent disparu à l'horizon, Grognon attrapa le couvercle du cercueil de Blanc-Neige pour le refermer, mais il ne put s'y résoudre. Les mots du cavalier lui trottaient dans la tête. Du vivant de Blanc-Neige, il n'avait pas réussi à être honnête avec ses sentiments et s'était toujours montré désagréable avec le jeune prince, mais à présent, qu'est-ce qui le retenait encore de l'embrasser comme il en avait eu si souvent envie ? Il était un nain, Blanc-Neige était un jeune homme... mais tout cela n'avait plus d'importance.
– Que fais-tu ? l'interpella Docteur comme Grognon se penchait pour poser ses lèvres à celles de Blanc-Neige.
Grognon ne répondit pas, trop occupé à embrasser le jeune prince. Ses camarades voulurent le détacher de Blanc-Neige, l'accusant de profaner son cadavre et dans l'agitation, le corps du jeune prince tomba du cercueil et le morceau de pomme empoisonnée qui était resté coincé dans sa gorge tomba. Il poussa un faible gémissement que les nains qui étaient en train de se battre, n'entendirent pas. Cependant, Grognon fut le premier à voir qu'il bougeait à nouveau.
– Il est vivant, cria-t-il et la bagarre cessa sur le champ.
– Que s'est-il passé ? demanda Blanc-Neige l'esprit encore tout engourdi.
Heureux, Farouche, Valétudinaire, Paresseux et Docteur, dans une joyeuse cacophonie, lui racontèrent ce qui s'était passé pendant qu'ils l'avaient cru mort, sans oublier de mentionner, pour finir, le baiser de Grognon.
En entendant cela, le cœur de Blanc-Neige se gonfla de joie. Jamais il n'aurait osé espérer que son amour puisse lui être retourné. Sous les yeux ébahis, des six autres nains, Blanc-Neige souleva Grognon de terre et l'embrassa.
– Je crois bien que nous allons devoir construire une annexe à la chaumière pour ces deux tourtereaux, conclut Docteur avec pragmatisme.
Muet, Valétudinaire, Farouche, Paresseux et Heureux opinèrent du bonnet. Si Blanc-Neige aimait Grognon, alors ils ne voyaient pas d'inconvénients à leur couple et tout était bien qui finissait bien.
Quand ils eurent disparu à l'horizon, Grognon attrapa le couvercle du cercueil de Blanc-Neige pour le refermer, mais il ne put s'y résoudre. Les mots du cavalier lui trottaient dans la tête. Du vivant de Blanc-Neige, il n'avait pas réussi à être honnête avec ses sentiments et s'était toujours montré désagréable avec le jeune prince, mais à présent, qu'est-ce qui le retenait encore de l'embrasser comme il en avait eu si souvent envie ? Il était un nain, Blanc-Neige était un jeune homme... mais tout cela n'avait plus d'importance.
– Que fais-tu ? l'interpella Docteur comme Grognon se penchait pour poser ses lèvres à celles de Blanc-Neige.
Grognon ne répondit pas, trop occupé à embrasser le jeune prince. Ses camarades voulurent le détacher de Blanc-Neige, l'accusant de profaner son cadavre et dans l'agitation, le corps du jeune prince tomba du cercueil et le morceau de pomme empoisonnée qui était resté coincé dans sa gorge tomba. Il poussa un faible gémissement que les nains qui étaient en train de se battre, n'entendirent pas. Cependant, Grognon fut le premier à voir qu'il bougeait à nouveau.
– Il est vivant, cria-t-il et la bagarre cessa sur le champ.
– Que s'est-il passé ? demanda Blanc-Neige l'esprit encore tout engourdi.
Heureux, Farouche, Valétudinaire, Paresseux et Docteur, dans une joyeuse cacophonie, lui racontèrent ce qui s'était passé pendant qu'ils l'avaient cru mort, sans oublier de mentionner, pour finir, le baiser de Grognon.
En entendant cela, le cœur de Blanc-Neige se gonfla de joie. Jamais il n'aurait osé espérer que son amour puisse lui être retourné. Sous les yeux ébahis, des six autres nains, Blanc-Neige souleva Grognon de terre et l'embrassa.
– Je crois bien que nous allons devoir construire une annexe à la chaumière pour ces deux tourtereaux, conclut Docteur avec pragmatisme.
Muet, Valétudinaire, Farouche, Paresseux et Heureux opinèrent du bonnet. Si Blanc-Neige aimait Grognon, alors ils ne voyaient pas d'inconvénients à leur couple et tout était bien qui finissait bien.