mardi 6 janvier 2009

12 + 1 = 14 ! - Prologue (4)

– Bien sûr. Je me faisais du souci, et puis je voulais au moins entendre leurs voix à défaut de les voir.
– J’éprouve un curieux sentiment de déception et de satisfaction. Mon instinct de possession me dit que si tu avais été tout à moi, cela aurait été parfait tandis qu’une autre part de moi a le sentiment que tout est pour le mieux. Quelque chose manquait quand ce n’était que toi et moi. Outre le fait que j’étais gêné, car je ne savais comment répondre à tes questions et que tu avais l'air déprimé…
– Va les appeler, interrompit impérieusement Terry.
– Oui, oui. C’est toi qui m’a retenu, il y a un instant, protesta Ben.
– Je sais. Je… je t’avais fait des propositions un peu plus tôt, alors, cela ne semblait pas juste de… enfin voilà.
La fin de phrase de Terry se perdit dans un murmure.
– C’est compliqué pour nous tous cette situation, mais c’est mieux ainsi. Je veux dire, mieux que douze frères célibataires d’un côté, et toi tout seul, de l’autre.
Terry se représenta un instant la situation : une fois sa relation rompue avec les frères Tsukoji, il se retrouverait tout seul dans la ville ( non, il n’oubliait pas ses parents ) et n’arrêterait pas de tomber sur l’un ou l’autre des frères Tsukoji, même en cherchant à les éviter. Un couteau lancé dans une plaie béante à chaque fois. Seul avec aucune chance de guérison. Terry se mit à frissonner en pensant à ce sinistre tableau. En un instant Ben fut à ses côtés, l’enveloppant dans la chaleur de ses bras. Ben déposa un baiser sur le sommet du crâne de l’adolescent.
– Ça n’arrivera pas, dit Ben d’une voix réconfortante.
Ils restèrent ainsi un moment avant que Ben ne se résigne à relâcher Terry et aille s’emparer de son téléphone portable qu’il avait rangé au fond du tiroir de son bureau. Terry s’assit sur le bord du lit, observant Ben. Ce dernier tapa sur quelques touches.
– Merde ! Mel ne répond pas !
Nouvelles touches.
– Tsumi a éteint son portable. Je t’assure, je vais les tuer. Je vais essayer Mika, alors. J’aurais préféré avoir Mel parce que c'est le chef de famille, mais tant pis !
Soudain des cris retentirent dans la maison. Cela venait de l’entrée. Terry se leva avec précipitation, traversa le couloir qui menait à l'escalier principal à la vitesse de l’éclair et dévala les marches. Tout essoufflé, il s’arrêta avant d'être arrivé tout à fait en bas et contempla la scène qui s’offrait à ses yeux.
– Nous ne devions pas rentrer ! Amaki ! criait Mel.
– Je ne t'ai pas forcé à me suivre, Mel ! Je n’ai obligé personne ! rétorqua Amaki.

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