mercredi 15 juillet 2020

Pause estivale

Je ne pars nulle part, mais les corrections de L'Empreinte de l'orc et de Contes Modernes m'ont fatigué et empêché d'écrire autant que j'aurais voulu, aussi la pause s'impose !

Donc, après l'épisode d'aujourd'hui, je vous donne rendez-vous le 3 août pour la suite du Fée féminin. Je sais que l'histoire d'amour y progresse à pas de fourmis, mais promis, ça va finir par bouger...

Je compte sur la pause pour me reposer, mais aussi avancer dans l'histoire de mon fée, et peut-être aussi concocter une petite surprise pour le 12ème anniversaire de Love Boy's Love qui se rapproche à grands pas. :)

Contes Modernes, le livre est enfin disponible

Avec 5 ans de retard, l'intégrale de Contes Modernes est enfin disponible sur Thebookedition
Il coûte en papier 16€ et en PDF, 6,70€ pour 688 pages dont un épilogue inédit de 8 pages + 50 pages d'autres points de vues bonus (dont 14 inédites)


Résumé : La réalité dépasse souvent la fiction à telle point, qu'écrite, elle en devient invraisemblable. Il suffit de lire les faits divers dans les journaux ou de les écouter à la radio. Des atrocités inimaginables côtoient d'incroyables miracles. Et, si pareilles histoires existent, pourquoi les contes de fée n'auraient-il pas un écho dans notre monde moderne ?

Redécouvrez 9 contes liés entre eux par des personnages communs : Cendrillon (avec Chaussure perdue en environ 100 pages), Le Petit Ondin (avec Sauvetage silencieux en 80 pages), Le Beau et la Bête (avec Brûlure en 100 pages), Hans et Gretel (avec Bonbon encré en 80 pages), Le Petit Chaperon Rouge (avec Loup des Neiges en 55 pages), Le Stoïque Soldat de plomb (avec Danse sur un pied en 45 pages), Le Bel au Bois Dormant (avec Coma en 40 pages), Blanc-Neige (avec L'auberge des 7 nains en 50 pages), Raiponce (avec Chute en 65 pages) 

N.B. J'ai retiré de la vente le 1er conte, Chaussure Perdue, dans la mesure où les 8 autres n'auront finalement pas le droit à d'édition individuelle. 

La palme du pire prince charmant est remise à Vic de Chaussure perdue. Et ce, de toutes mes histoires confondues, pas seulement les Contes Modernes.
Autrement, je vous avoue que le conte que j'ai préféré rerererererelire, c'est Brûlure, mais en même temps le conte de la Belle et la Bête est mon favori.  
Ma préférence va ensuite à Loup des Neiges...

— Vous avez des yeux immenses, constata-t-il.
— C’est comme ça que je t’ai repéré dans toute cette neige, bébé.
Le regard de Carmin descendit vers les profondeurs du sac de couchage.
— Vous avez de longues jambes.
— C’est plus pratique en montagne, trésor.
Un trésor ? Lui ? Si peu... Lou Desbois s’en rendrait compte bien vite, même si pour l’heure, la façon dont il l’enlaçait donnait à Carmin l’impression de lui être précieux.
— Et de grands bras.
— C’est pour mieux réchauffer les égarés, mon chou, répliqua Lou en le plaquant contre son torse.
— Et de larges mains... murmura Carmin alors qu’elles se remettaient à le caresser.
— Là encore, chéri...
— Et un énorme pénis, acheva Carmin dans un souffle, en sentant le membre de Lou en érection.
— C’est pour mieux baiser, mon ange.
Et en disant ces mots, Lou le serra plus étroitement avant de le dévorer de baisers.

Le fée féminin - 35

— Tu perturbes la vie du dortoir, je n’ai fait que mon devoir.
— OK. Je suis sûr que le directeur t’informeras en temps et en heure d’où je vais, maintenant, pousse-toi, s’il-te-plaît.
Xavy faillit ajouter ironiquement « ne m’oblige pas te faire les yeux doux pour que tu daignes libérer le passage. »
Finalement, Wylk soupira.
— Très bien. Va où tu veux. Je m’en lave les mains.
Xavy put enfin sortir. Il eut la surprise de retrouver le professeur de sorts juste à côté de la porte.
— Laisse-moi te prendre ton bagage et nous téléporter.
Xavy acquiesça.
Zibulinion le débarrassa, lui prit les mains et un instant plus tard, ils étaient dans une jolie pièce aux murs revêtus de lambris marqueté, éclairée par un globe lumineux. Il y avait un lit qui ressemblait à une coque de barque renversée,  avec juste à côté une petite table ronde dorée perchée sur un large pied, une étagère argentée, un bureau en bois massif, un gros fauteuil et un imposant coffre.
— J’ai séjourné ici autrefois après avoir été expulsé du dortoir… Ce qui n’est pas ton cas, ajouta Zibulinion avec un soupçon d’embarras.
— L’ameublement est très joli.
— Oui, c’est Relhnad qui… Mais tu n’es pas là pour m’écouter radoter sur mes vieux souvenirs…
Le professeur de sorts était moins à l’aise qu’en salle de classe, mais cela le rendait plus abordable.
— Si cela m’intéresse, affirma Xavy avant d’étouffer un bâillement.
Ce fur son tour d’être gêné. A sa décharge, la journée avait été longue et stressante, mais tout de même…
Zibulinion prit bien la chose et rit.
— Je vois ça… Va donc te coucher. Il sera toujours temps de t’installer demain. Et si tu a besoin de quoi que ce soit, nous sommes la porte d’à côté.
Zibulinion parti, Xavy fit ce qu’il avait dit.
Pouvoir se déshabiller sans avoir à se préoccuper de qui pouvait le regarder fut un plaisir, de même que ne pas avoir à s’embêter à mettre la chemise de nuit réglementaire.
Peut-être regretterait-il d’avoir quitté le dortoir par la suite, mais pour l’heure, cela en valait la peine.
Bien que dans une pièce non familière, il s’endormit sans mal et rêva d’un certain sorcier barbu.