vendredi 20 décembre 2019

L'empreinte de l'orc - 31

Cyan avait été déçu quand l’orc n’avait pas cherché à faire quoi que ce soit de sexuel la veille, d’autant plus qu’il avait cru lire une lueur d’intérêt dans son regard. Il était à présent consolé. Ses tétons étaient encore tout sensibles et il lui semblait sentir toujours l’orc en lui.
Si le sexe avait été magique, le fait qu’il le porte ainsi dans ses bras l’était tout autant. Il avait le sentiment d’être chéri, ainsi blotti contre le poitrail de l’orc. Il savait bien que ce n’était qu’une impression et qu’en vérité Gulrik ne faisait que satisfaire ses besoins sexuels et ne voulait pas perdre de temps avec Cyan qui marchait lentement, mais cela ne l’empêchait pas d’en profiter.
Cyan aurait aimé savoir combien de jours ils leur faudrait pour atteindre leur destination et aussi quel travail l’orc comptait lui donner. Il aurait voulu également en apprendre davantage sur Gulrik, mais il osait d’autant moins l’interroger que l’orc semblait préférer le silence.
A l’exception d’une pause afin de vider leurs vessies, l’orc marcha – et même courut à un moment – jusqu’à ce que le soleil se couche.
Quand il s’arrêta enfin pour manger et camper, il donna à Cyan sa première leçon de chasse. Une bonne partie de ses conseils étaient hélas inadaptés dans la mesure où Cyan était humain. A la différence de l’orc, il ne pouvait utiliser son odorat pour repérer ses proies et ne voyait pas bien dans l’obscurité.
Après un grognement frustré, Gulrik partit seul chasser leur dîner.
Il ramena deux lapins en un temps record.
Cyan participa au dépeçage. Cela au moins était dans ses capacités, même s’il n’appréciait guère la tâche.
Leurs estomacs pleins, Gulrik étendit la couverture et se déshabilla. Cyan aurait dû s’habituer à force, mais non, cela lui faisait toujours autant d’effet.
L’orc s’allongea et Cyan fit de même, mais à distance, sur le bord de la couverture, tournant le dos à Gulrik.
L’orc ne l’entendit pas de cette oreille et l’attira à lui. Cyan se retrouva pressé contre son grand corps brûlant, la large main de l’orc sur son ventre. Il sentit contre ses fesses le pénis de l’orc se durcir et il retint son souffle dans l’expectative.
— Suce-moi, grogna l’orc, en ôtant sa main qui retenait Cyan.
Ce n’était pas exactement un ordre, mais Cyan n’hésita pas – il avait l’autorisation et c’était tout ce qui comptait  – il glissa plus bas sur la couverture de façon à ce que sa bouche soit au niveau de l’énorme membre de l’orc. Il le lécha tout en le caressant, avant d’ouvrir en grand. Même comme ça, il ne pouvait guère qu’en sucer le bout sans s’étouffer. Le liquide séminal de l’orc qu’il devait sans cesse avaler avait un goût étrangement addictif. Bien que ses mâchoires fatiguent, il persista et l’orc émit finalement un grondement guttural tandis qu’un flot de sperme envahissait la bouche de Cyan, s’écoulant en partie sur ses joues et jusque dans son cou.
L’orc baissa d’un mouvement vif le pantalon de Cyan, referma sa  grande main sur le pénis palpitant et un instant plus tard, Cyan jouissait aussi.
— Dormons maintenant, déclara Gulrik. Demain, tu marches, ajouta-t-il.
Cyan, pas encore remis de son orgasme, esquissa un signe de tête. Il remonta son pantalon avec peine et se réinstalla contre l’orc.


--------------------------------------------------------------------
Pendant les fêtes, tout le monde est généralement toujours très occupé (moi comprise), alors c'est l'occasion de faire la pause.
Je vous souhaite donc un joyeux Noël en avance et on se retrouve pour une bonne année 2020 le lundi 6 janvier avec la suite de L'empreinte de l'orc !

jeudi 19 décembre 2019

L'empreinte de l'orc - 30

Profitant du fait que Cyan s’était mis en position assisse pour retirer sa chemise après avoir achevé de se débarrasser de son pantalon,   Gulrik le tira plus haut sur lui et goba le petit pénis de l’humain qui était en train de se dresser. Cyan émit un râle des plus gratifiants. Gulrik le suça, goûtant la peau de l’humain et l’infime quantité de liquide qui perlait à son gland.
— Je… Je vais… bafouilla Cyan.
Il n’allait pas déjà jouir tout de même ? Gulrik préféra libérer le pénis de l’humain et décida de s’attaquer à ses tétons qui rappelaient des boutons de roses. Il les lécha, les pinça légèrement, tira dessus, savourant les gémissements qui s’échappaient de la bouche de Cyan.
Gulrik joua longuement avec, chassant les mains de Cyan qui cherchaient à atteindre son membre palpitant. Pas question que l’humain n’ait d’orgasme avant qu’il ne l’ait pénétré.
Gulrik le prépara rapidement avant de s’enfoncer en lui.
L’humain avait beau être au-dessus, c’était  Gulrik qui contrôlait ses mouvements, le levant et l’abaissant sur son pénis qui coulait copieusement, preuve du plaisir qu’il prenait. Il jouit et l’humain aussi malgré son pénis intouché.
Gulrik se retira de l’humain, regardant son sperme ressortir du corps de Cyan avec une fascination déplacée.
Cyan se mit debout, ses jambes le soutenant à peine. Gulrik le regarda clopiner jusqu’à la rivière, puis faire un brin de toilette, effaçant les traces de leur ébat. Cela déplut étrangement à Gulrik. Il aurait voulu que Cyan garde sa marque, son odeur alors que l’humain était libre de dispenser ses faveurs à qui il voulait - une pensée contrariante au possible. Mais non, il y avait peu de chance que d’autres orcs veuillent batifoler avec un humain. Gulrik ne savait lui-même quelle mouche l’avait piqué, si ce n’est un désir de nouveauté.
Une fois qu’ils furent habillés, Gulrik reprit Cyan dans ses bras sans écouter ses protestations.
L’humain était ridicule. Il était déjà lent en temps normal, alors comment pouvait-il considérer marcher juste après avoir été baisé ? Évidemment, quand ils parviendraient dans une partie plus peuplée, Gulrik serait bien obligé de laisser Cyan se débrouiller et donc éviter de coucher avec lui – il pourrait toujours utiliser sa bouche – mais ils avaient encore une bonne journée de marche avant cela.

mercredi 18 décembre 2019

L'empreinte de l'orc - 29

Cyan avait le souffle court et ses yeux bleu cristallin brillaient. Gulrik se perdit un instant dans son regard. L’excitation de l’humain lui chatouilla les narines. Que l’humain n’agisse pas était incompréhensible, à moins que lui aussi ne cherche à mettre à l’épreuve sa volonté et sa capacité à contrôler ses pulsions. Non, il était plus probable dans son cas que ce soit une question d’embarras. Gulrik passa un doigt replié sur l’une des joues de l’humain, se rappelant de la manière dont elle changeait parfois de couleur. Cyan cessa de respirer un instant. Il était si sensible, si prêt à céder aux désirs de l’orc. Gulrik ne le prendrait pas ce soir. Demain. Oui, demain. L’humain n’était pas si irrésistible que cela.
    Gulrik se réveilla aux premières lueurs de l’aube, l’humain non plus à ses côtés, mais sur lui. Il doutait fortement que Cyan lui ait grimpé dessus à son insu, ce qui signifiait qu’il l’avait lui-même placé là. Avec les autres orcs, ce genre de position n’était pas tenable longtemps. Ils étaient trop lourds pour cela. L’humain, lui, tenait parfaitement, comme si c’était sa place.
Gulrik massa légèrement les fesses de Cyan, puis glissa la main dans le pantalon pour accéder à la peau pâle et nue. Il pressa ses doigts dans la raie, les frottant contre l’entrée de Cyan qui gémit. Gulrik baissa davantage le pantalon de l’humain de façon à loger son érection dans l’entrejambe de Cyan.
L’humain ouvrit les yeux à ce moment.
Gulrik lui sourit sauvagement et remua les hanches, faisant coulisser son pénis entre les cuisses de Cyan.
— Je ferais mieux de retirer mes vêtements pour ne pas les salir, dit Cyan d’une voix altérée.
C’était une bonne remarque, l’humain n’en avait pas d’autres – les nippes terreuses et en ruine avaient été abandonnées à l’auberge. Toujours est-il que Gulrik aurait préféré que Cyan soit si fou de désir qu’il ne soit plus à même de songer à ce genre de détail pratique. Comme lui oubliait que quand il avait songé à coucher avec l’humain le lendemain, il avait prévu de le faire le soir et non le matin avant que le soleil ne soit complètement levé.
— Déshabille-toi, gronda Gulrik, regrettant une fois encore cette mauvaise habitude humaine de dormir avec des habits.
L’humain obéit heureusement avec promptitude.