mardi 20 mars 2018

Pause santé

En raison d'une douleur à l’œil droit déclenchée à priori suite à un excès d'écran, je me vois dans l'obligation de mettre en pause la mise en ligne de mon histoire jusqu'à nouvel ordre. 
J'espère être en mesure de poster le nouvel épisode d'ici deux semaines soit le 4 avril. Cependant, si jamais vous ne voyez rien venir, cela voudra dire que le problème n'a pas été résolu.

Petite mise à jour du 3 avril : Mon problème au yeux n'est toujours pas réglé, mais ça va mieux, alors en attendant le rendez-vous chez l'ophtalmologue, je reprends doucement l'écran.
En cas d'absence d'épisodes certains jours, ne vous inquiétez pas.
Rendez-vous demain pour la suite !

lundi 19 mars 2018

Un Chevalier au XXIème siècle - 49

Ils bavardèrent le restant de la journée, Percival relançant Tim avec des questions sur le monde moderne chaque fois qu'il s'arrêtait. Dans le secret de la nuit, ils se caressèrent sans rien d'autres que leurs halètements pour briser le silence.
Le lendemain fut divisé entre exercices physiques et apprentissage de la lecture, et puis  ce fut lundi et il fallut retourner au lycée. Percival n'accompagna pas l'adolescent, ce qu'il pouvait comprendre, car il n'avait certes rien d'amusant à poireauter devant le lycée tandis qu'il était en classe. De toute façon, sans Harvey, Côme et Lisle, il ne risquait rien. Tout était délicieusement paisible.
Tim restait toutefois pressé que les journées se terminent parce qu'il voulait retrouver Percival, et ce, même si ce dernier ne le ménageait pas, l'incitant à faire toujours plus de pompes et l'encourageant à tenter de le frapper.
Évidemment, Harvey, Côme et Lisle finirent par revenir au lycée, chacun portant les marques de leur rencontre avec Percival : un pansement sur le nez, un bras en écharpe, un œil au beurre noir.
Tim pensa que leur retour marquerait la fin de sa tranquillité, mais apparemment le message était passé, car les semaines qui suivirent, les trois affreux gardèrent leur distance avec lui, se contentant de l'ignorer, non sans toutefois lui jeter des regards mauvais de temps en temps. C'était supportable.
Sous l'égide de Percival, Tim commença à voir les premiers résultats de ses efforts pour se muscler.
L'adolescent ne parlait plus d'amour, prenant ce que Percival voulait bien lui donner sans plus rien réclamer, ce qui signifiait que leur intimité se réduisait à la nuit et encore, il semblait que sans l'étroitesse du lit, le chevalier ne l'aurait pas touché, mais l'adolescent ne voulait pas s'en plaindre.
Il aimait ce moment où il était dans ses bras où il pouvait rêver qu'ils étaient davantage l'un pour l'autre.
A dire vrai, il peinait à mettre une étiquette sur leur relation. Ils n'étaient pas seulement un maître et son élève, chacun apprenant quelque chose à l'autre. Entre eux, ce n'était pas purement sexuel, mais ils étaient loin d'être seulement amis. Au fond, ce qui faussait tout, c'est que Tim aimait Percival, mais à sens unique. Parfois, malgré tout, il avait l'impression que c'était réciproque. Ils partageaient une vraie complicité. Cependant, il était bien obligé de se morigéner : c'était parce qu'ils possédaient un secret bien eux au sujet des voyages dans le temps et des origines de Percival.

vendredi 16 mars 2018

Un Chevalier au XXIème siècle - 48

Après de nombreuses tentatives à donner des coups à Percival, il voulut bien qu'ils s'arrêtent là pour aujourd'hui.
— Pourquoi ne souhaites-tu point que ta mère sache que tu veux devenir fort ?
— Parce qu'elle s'interrogerait sur mes motivations et que je finirais par tout lui déballer sur Côme et compagnie.
— A ta façon, tu la protèges. C'est remarquable.
— Suffisamment pour que tu tombes amoureux de moi ?
— Au lieu de proférer des idioties, montre-moi plutôt ses fameux jeux vidéos.
Tim savait qu'il aurait mieux fait de se taire, mais cela avait été plus fort que lui. La rebuffade était hélas douloureuse et le terme d'idiotie blessant. Comment pouvait-il l'embrasser comme tout à l'heure et ne rien ressentir ? Sans parler de leurs caresses nocturnes. Juste du sexe. Sauf que c'était davantage pour Tim.
Le cœur serré, il alluma l'ordinateur et lança un des jeux de combats en ligne qu'il affectionnait. Ses cliquetis de souris furieux pour massacrer ses adversaires n'impressionnèrent pas Percival.
— La guerre n'est pas un jeu.
— C'est pour de faux. Personne ne meurt vraiment.
— Oui, je comprends, mais cela ne me plaît point malgré tout.
Tim, toujours chagrin, s'emporta :
— Oh, ça va bien les critiques !
— Ce n'était point mon intention de te gâcher ton amusement...
— N'importe quel garçon de mon âge et de mon époque comprend l'intérêt de ses jeux ! s'écria Tim, sans le laisser poursuivre.
A peine eut-il prononcé ses mots qu'il les regretta. Percival n'avait pas demandé à venir au XXIème siècle et ce n'était certes pas sa faute s'il n'aimait pas Tim en retour.
Le chevalier se leva, le toisant avec froideur.
Tim cessa de se soucier du sort de son personnage qu'il abandonna sur le champ pour se mettre debout à son tour et le retenir. Que ferait-il si Percival exigeait qu'ils aillent au musée pour qu'il essaie sur le champ de le ramener d'où il venait ?
— Pardon. Je ne le pensais pas vraiment. Ne sois pas fâché contre moi.
— C'est toi qui l'est.
— Non, juste un mouvement d'humeur. Désolé. D'ailleurs, tous les garçons ne sont pas amateurs de jeux vidéos. Il y en a qui adore le sport, comme toi.
— Les tournois existent toujours ? Pas seulement dans ces étranges films ?
Tim secoua la tête, puis promit de se renseigner avant de se lancer dans une longue énumération de jeux de ballons et d'épreuves athlétiques, cherchant à faire oublier à Percival combien il avait été détestable. Et cela fonctionna.