mercredi 5 novembre 2008

Partie 2 - Chapitre 1 - Episode 9

Mel souleva Terry et l'assit sur la table. Il s'accroupit et tout en maintenant les poignets de Terry, il ouvrit de ses dents la fermeture éclair du pantalon de celui-ci. Terry déglutit. Une part de lui rêvait de fuir tandis que l'autre était fasciné. Mel le relâcha un instant pour ôter ses lunettes. Terry ne bougea pas, il était comme pétrifié. Mel Tsukoji était beau à couper le souffle sans lunettes.
– A nous, dit Mel.
– N....non.
Mel ne prit garde à sa faible protestation. Il fit glisser le haut du pantalon et le slip. Il caressa le membre de Terry jusqu'à ce que celui-ci soit excité. Puis, se remettant à genoux, Mel porta à sa bouche la verge de Terry. L'adolescent eût le sentiment qu'il était devenu un brasier et que d'ici peu il allait se consumer. Terry, toujours assis, voulut repousser de ses deux mains la tête blonde - ce blond vénitien qui lui plaisait tant - mais Mel ne bougea pas d'un pouce.
– Aaah.
Terry se rejeta en arrière vaincu par le plaisir.
– Amer, dit simplement Mel tandis qu'un peu de liquide blanc coulait au coin de sa bouche.
Terry réalisa où il se trouvait en voyant au-dessus de lui le plafond de la salle de cours. Il se redressa vivement, puis regarda Mel qui s'était remis debout. Terry sentit le sang lui monter aux joues, il avait...avait...dans la bouche de Mel. Il baissa la tête, mais la vue de son pantalon et de son slip baissés ne l'aidèrent pas à se remettre de sa honte. Paniqué, il quitta la table et remit vivement en place les deux sans regarder Mel.
– C'est beaucoup plus excitant dans les lieux publics, n'est-ce pas ? déclara Mel.
Terry ne répondit rien : et s'il prenait à Mel l'envie d'aller plus loin ? Terry regarda la porte avec une certaine envie. Tout allait trop vite, beaucoup trop vite. Si ça continuait comme cela, d'ici l'heure du coucher, il aurait perdu toute son innocence. Mel s'approcha soudainement et le serra contre lui.
– Dis que tu es à moi. Rien qu'à moi.
Terry à moitié étouffé sous cette étreinte se demanda ce que Mel entendait par là. Il se sentait mal, il voulait s'échapper. Mel le relâcha, l'air triste.
– Je veux sortir, déclara Terry tout bas.
Mel l'entendit.
– N'oublie pas de lire les poly pour la semaine prochaine, dit Mel brusquement, en retrouvant son air menaçant.
Terry malgré son malaise ne put s'empêcher de rire intérieurement du ridicule de la situation. La même bouche qui venait de le faire trembler de plaisir tentait de lui faire peur en parlant de devoirs !!
Il ne s'expliquerait pas et ne s'excuserait pas non plus, comprit Terry. Terry se rendit également compte qu'il aurait pu refuser ce qui s'était passé s'il l'avait vraiment voulu. Il devait admettre qu'il voulait être touché par les frères Tsukoji. Il avait soif d'amour et de caresses.
C'est d'une démarche chancelante que Terry rentra chez lui. Il prit une longue douche sous laquelle il ne put s'empêcher de se masturber : il revoyait la bouche de Mel sur son sexe, sentait de nouveau la langue de Tsumi jouant avec sa langue et la main de Matsuka sur son torse. Il aurait sans doute encore passé une nuit blanche à se torturer les méninges si la fatigue n'avait pas eu raison de lui.

mardi 4 novembre 2008

Partie 2 - Chapitre 1 - Episode 8

Alissa eut l'air quelque peu offensée que Terry refuse son aide, mais ne le dit pas.
– Qu'est-ce qui se passe entre Matsuka et toi ? lui demanda-t-elle de but en blanc.
Terry songea que l'amour ne rendait peut-être pas si aveugle que ça, Alissa semblait même plutôt avoir acquis comme une sorte de seconde vue.
– Rien de particulier, mentit Terry, avant de se rappeler qu'il mentait mal.
– Je te plains, finit par dire Alissa.
– Hein ?
– Autant que j'ai pu voir, les frères Tsukoji t'ont acceptés. Et ils n'acceptent pas grand monde. Ils n'ont jamais eu d'amis masculins en commun depuis qu'ils sont ici, mais je crois qu' ils se sont parfois partagés leurs conquêtes féminines. Ceci dit, la seule femme que j'ai vu rester avec eux, c'est la fiancée de Matsuka, mais elle est morte.
– Depuis quand aimes-tu Matsuka ? demanda Terry.
– Depuis que je l'ai rencontré quand il est arrivé dans notre petite ville. Je n'ai jamais été intéressée par aucun des autres frères.
Terry se mordilla la lèvre. L'amour de Alissa était bien pur en comparaison du sien. Ce qu'elle venait de dire sonnait comme un reproche à l'oreille de Terry.
– Il faut que j'y aille ou le prof va me tuer.
– ça ne sera pas une grande perte pour moi s'il le fait, dit Alissa en esquissant un petit sourire.
Terry frisonna malgré lui à cette idée.

Terry ralentit en reconnaissant le dos de Mel devant la salle des professeurs. Puis, prenant son courage à deux mains, il arriva à sa hauteur et le salua.
– Te voilà enfin ! s'exclama Mel, l'air contrarié.
Terry s'apprêtait à lui expliquer qu'il ne pouvait rester, mais Mel ne lui en laissa pas le temps : le prenant avec autorité par le bras, il l'entraîna jusqu'à la salle de la semaine précédente et comme la dernière fois referma à clef la porte derrière eux.
– Alors, je suppose que tu as des questions à poser, des explications à demander, dit Mel.
Terry baissa les yeux vers le sol.
– Euh...c'est que...
– Tu as tout compris peut-être ?
Mel pouvait être effrayant quand il le voulait et à cet instant précis avec ces sourcils froncés et sa bouche étirée dans un sourire narquois, il l'était.
– Je n'ai pas eu le temps de les lire. Désolé, dit à toute vitesse Terry.
– Et tu sais ce qu'on fait aux enfants pas sages ? demanda Mel
Terry releva brutalement la tête et croisa le regard noisette de M.Tsukoji. Qu'est-ce qu'il allait faire ?

lundi 3 novembre 2008

Partie 2 - Chapitre 1 - Episode 7

En d'autres circonstances, Terry aurait sûrement demandé à Hanami de le raccompagner à pieds, mais Hanami était un Tsukoji également...et il ne pourrait réfléchir tranquillement si Hanami était là. Déjà que Terry avait eu du mal à ne pas fixer les lèvres de celui-ci quand il lui parlait !
– Tout à fait certain. Et puis, il faut que tu ailles courir.
– Comment sais-tu cela Terry ? demanda Hanami, un peu surpris.
– Supposition de ma part. Je t'avais vu courir le samedi de ma venue ici.
– Quand tu seras en forme, tu pourras venir me voir courir si tu en as envie.
N'était-ce pas le genre de proposition qu'on fait aux filles qu'on veut impressionner ? Terry secoua mentalement la tête. Il fallait qu'il arrête de voir des allusions partout.
– Ou tu pourras courir aussi si tu veux, ajouta Hanami, comme pour confirmer qu'il fallait que Terry arrête de se faire des idées.
– Je ne suis guère doué pour la course, mais je viendrai quand même un de ces quatre !
– ça va aller, n'est-ce pas ?
– Oui, oui. Vas-y !
Hanami partit, se retourna, fit un dernier signe de la main et disparut. La tête de Terry retomba lourdement sur la table. Plus d'une demi-heure de marche avant d'être de retour à la maison. Il resta immobile un moment cherchant au fond de lui-même le courage de bouger. Une voix le sortit de sa semi-torpeur.
– Terry ! Le professeur de littérature te cherche!
C'était Alissa Magn. Terry releva vivement la tête. Bon sang ! On était lundi soir...les questions sur les polycopiés...il ne les avait pas lu, pas même les résumés ! Tout s'était enchaîné si vite ces derniers jours...
– Il t'attend devant la salle des professeurs, ajouta Alissa, en jetant un coup d'oeil intrigué à Terry.
– J'arrive ! lança Terry d'une voix mourante.
– Je ne te porte pas vraiment dans mon coeur, Terry, mais si tu veux que j'aille dire au prof que tu es malade et que tu es déjà rentré chez toi...
– Merci Alissa, mais je vais aller lui expliquer moi-même que je ne me sens pas très bien.