mardi 31 mars 2020

L'empreinte de l'orc - 82

Les premiers hommes qu’ils croisèrent sur leur route renforcèrent les peurs de Cyan.
Gulrik avait tenu à continuer à le porter et le petit groupe qu’ils rencontrèrent crut de suite le pire.
Ils menacèrent les deux orcs de leurs armes, les accusant d’enlèvement et leur intimant de relâcher l’humain qu’ils tenaient.
Avant que Gulrik ou Roknok ne perdent leur calme, Cyan intervint :
— Non, tout va bien, ils m’aident !
Les membres du petit groupe échangèrent des regards sceptiques.
Cyan se libéra des bras puissants de l’orc et assura une fois encore que tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Et puis il fallut que l’un des hommes remarque l’empreinte – Gulrik s’arrangeait toujours pour qu’elle soit visible. Leur sympathie vis-à-vis de Cyan s’envola.
Même sans savoir ce qu’elle signifiait au juste, ils déduisirent d’eux-mêmes qu’elle impliquait que Cyan avait une relation intime avec les orcs.
Il entendit l’un des types le traiter de pervers entre ses dents. Il encaissa l’insulte et fut content que le petit groupe les laisse.
— Fichus humains, râla Gulrik.
— Je ferai mieux de marcher à partir de maintenant. Cela nous évitera des problèmes.
Ils s’en étaient bien tirés cette fois, mais après l’incident avec le mystérieux archer aux flèches empoisonnées à Orcania, ils auraient vraiment mieux fait de ne pas tenter leur chance.
— Non. Nous allons nous arrêter à Manchor et acheter un carrosse, dit Gulrik.
Ce n’était pas une option qui lui plaisait vu la manière dont il en avait parlé dans la salle du trône à son père.
Cyan essaya de faire valoir que ce n’était vraiment pas la peine. En vain. Gulrik argumenta à raison que cela leur permettrait d’arriver plus vite à leur destination sans susciter trop de curiosité des humains et sans que Cyan ne s’épuise.
Ils marchèrent jusqu’à la ville et y entrèrent. Cyan les guida au bon endroit.
Une fois le carrosse payé, Roknok s’assit dos rigide sur le siège du conducteur qui était évidemment étroit pour lui, car à taille humaine et non prévu pour les orcs.
Cela se voyait qu’il était inconfortable.
— Ce n’est pas naturel, lâcha-t-il.
Il devait vraiment s’y sentir mal pour daigner ainsi prononcer une phrase entière.
Gulrik aida Cyan à grimper dedans, puis s’installa à son tour à l’intérieur sur la banquette, l’air mal à l’aise.
— Nous pourrions nous en passer… murmura Cyan.
— Non. Et pas seulement pour ton confort. Adopter un moyen de locomotion humain devrait nous aider à partir d’un meilleur pied à la cour d’Adam le sixième.

lundi 30 mars 2020

L'empreinte de l'orc - 81

    Durant la deuxième journée de voyage, Cyan, toujours blotti dans les bras de Gulrik, se départit un peu de sa réserve pour raconter les semaines qu’il avait passées à l’auberge du Caribouc.
Ce fut Gulrik qui le relança chaque fois qu’il se taisait en lui réclamant des détails. Son intérêt n’était clairement pas feint. Cyan en aurait presque oublié la présence de Roknok. Il finit quand même par s’inquiéter à haute voix de fatiguer le garde avec ses bavardages.
Roknok le rassura à moitié en grommelant un « ça va. »
Plus tard, Gulrik évoqua sa convalescence et les marchandages avec son père. Cyan apprécia qu’il se confie à lui.
    A la nuit tombée, quand Cyan se retrouva une fois de plus pressé contre le grand corps de Gulrik, il se rendit à l’évidence : jamais il ne tiendrait jusqu’à qu’ils soient entre quatre yeux. Il avait envie de caresser l’orc et brûlait de le sentir en lui.
Dans la foulée, il réalisa que le prince des orcs avait pris à cœur ce qu’il avait dit et ne ferait rien s’il n’initiait pas les choses.
Une fois que Roknok lui sembla endormi à quelques mètres d’eux, Cyan attrapa la main de Gulrik et la plaça sur son érection.
— J’ai changé d’avis, dit-t-il tout bas.
Gulrik, resté éveillé, ne fit pas semblant de ne pas comprendre et émit un grondement des plus excitants.
Il le poussa à s’allonger à plat sur la couverture, baissa son pantalon et se plaça au-dessus de lui, son visage au niveau de l’entrejambe de Cyan.
Un instant plus tard, il engloutit le pénis de Cyan, le suçant et le léchant jusqu’à ce qu’il explose.
Gulrik avala tout, comme si cela avait été un délicieux nectar, puis avant que Cyan n’ait vraiment le temps de se demander s’il devait lui rendre la pareille, se prit en main et s’amena lui-même à la jouissance.
Pour finir, il étala leurs fluides sur le bas-ventre de Cyan avec un grognement satisfait.

    Le lendemain, ils franchirent la frontière de Orcania et entrèrent à Humania.
— La perspective de vous retrouver entourés d’humains ne vous dérange pas ? osa demander Cyan à ses deux compagnons orcs.
Le silence qu’il obtint en retour lui fit regretter d’avoir eu la témérité de poser la question.
Finalement, Roknok haussa les épaules, ce que Cyan interpréta comme une forme d’indifférence.
— Je ne peux pas dire que cela m’enchante, bougonna Gulrik.
Cyan, pour sa part, appréhendait. Il allait être de retour parmi ses pairs et n’était que trop conscient qu’il ne devait s’attendre à rien de bon.

vendredi 13 mars 2020

Pause

Mon avance a été mangée peu à peu avec le temps,
Mes enfants sont à la maison depuis une semaine et je dois gérer l'école à la maison,
Je suis tombée malade (un banal virus, pas celui qui fait l'actualité)
Bref, conséquence de tout cela, je suis obligée de faire la pause pour un moment.

Si tout va bien, je pourrais recommencer à mettre des épisodes en ligne de L'empreinte de l'orc à partir du lundi 30 mars.
Heureusement l'histoire n'est pas à un moment de suspense insoutenable, même si bien sûr, la cour d'Adam le 6ème promet bien des aventures pour nos héros.