Une fois en selle, il eut peine à maîtriser sa monture qui devait percevoir sa nervosité et son inexpérience.
— Tu es malade ? s'enquit Élissande avec sollicitude.
Byll secoua la tête. Cela eût tellement plus simple d'avouer la vérité, mais quelque chose de plus fort que lui l'en empêchait. Il commençait à soupçonner que cette envie de garder le secret à tout prix ne venait pas de lui, mais était incapable de réagir contre.
La jeune fille chevaucha un moment à ses côtés, mais face à ses réponses monosyllabiques, elle finit par rejoindre Pierrick qui trottait à bonne allure, loin devant.
Byll qui allait au pas fut rattrapé par Rouge qui marchait vite.
— Tu ne sembles pas dans ton état habituel et Pierrick, non plus.
— Oui, murmura Byll.
Il aurait tant voulu expliquer toute la situation, mais une voix en lui continuait à lui répéter de n'en rien faire.
— Il t'a avoué ses sentiments et tu n'y as pas répondu positivement ?
Byll fut impressionné que Rouge ait réussi à déduire cela de la froideur de Pierrick. Il était en revanche impossible qu'il devine ce qui s'était vraiment passé, à savoir que le corps de Korel n'était plus occupé par le licornéen.
— En quelque sorte.
— Tu l'aimes aussi pourtant, non ?
Faute de savoir quoi répondre – il n'était pas Korel – il finit par marmonner que cela ne regardait pas Rouge.
Ce dernier se le tint pour dit et le trajet jusqu'au bâtiment qui abritait les orcéants s'acheva en silence, Byll se maudissant d'avoir froissé son ami. Tout ce qu'il voulait, c'était réintégrer son corps et être à nouveau lui. Et à défaut, pouvoir se confier au dragon.
Voir son propre corps émerger du bâtiment suivi par un garde fit un drôle d'effet à Byll.
Rouge se précipita aussitôt à la rencontre de l'orcéant, le délaissant.
Byll ne savait comment se débrouiller pour prendre à part celui qui occupait son corps, le seul avec qui il se sentait le droit d'aborder le problème.
Élissande vint vers lui.
— Je ne sais pas trop ce quelle mouche vous a piqué tous les deux, mais Pierrick m'envoie te demander quelle direction il faut prendre.
Byll n'en avait pas la moindre idée. La corne de Korel ne lui avait rien soufflé.
Il mentit et la jeune fille retourna auprès Pierrick pour lui communiquer la direction arbitraire que Byll avait choisi. Il espérait très fort que le hasard leur serait favorable et qu'ils tomberaient malgré tout sur un allié susceptible de les aider dans leur quête.
Après une longue chevauchée qui transforma en compote le fessier de Byll, ou plutôt celui du licornéen, mais la douleur était sienne, le rouquin les fit s'arrêter. Il donna l'ordre qu'ils montent le camp tandis que lui-même partait chasser.
Byll savait désormais comment procéder, mais il était moulu. Alors, il fit comme il put, secondé par Élissande, Rouge et celui qu'il supposait être Korel, sans que nul ne commente sa maladresse.
— Tu es malade ? s'enquit Élissande avec sollicitude.
Byll secoua la tête. Cela eût tellement plus simple d'avouer la vérité, mais quelque chose de plus fort que lui l'en empêchait. Il commençait à soupçonner que cette envie de garder le secret à tout prix ne venait pas de lui, mais était incapable de réagir contre.
La jeune fille chevaucha un moment à ses côtés, mais face à ses réponses monosyllabiques, elle finit par rejoindre Pierrick qui trottait à bonne allure, loin devant.
Byll qui allait au pas fut rattrapé par Rouge qui marchait vite.
— Tu ne sembles pas dans ton état habituel et Pierrick, non plus.
— Oui, murmura Byll.
Il aurait tant voulu expliquer toute la situation, mais une voix en lui continuait à lui répéter de n'en rien faire.
— Il t'a avoué ses sentiments et tu n'y as pas répondu positivement ?
Byll fut impressionné que Rouge ait réussi à déduire cela de la froideur de Pierrick. Il était en revanche impossible qu'il devine ce qui s'était vraiment passé, à savoir que le corps de Korel n'était plus occupé par le licornéen.
— En quelque sorte.
— Tu l'aimes aussi pourtant, non ?
Faute de savoir quoi répondre – il n'était pas Korel – il finit par marmonner que cela ne regardait pas Rouge.
Ce dernier se le tint pour dit et le trajet jusqu'au bâtiment qui abritait les orcéants s'acheva en silence, Byll se maudissant d'avoir froissé son ami. Tout ce qu'il voulait, c'était réintégrer son corps et être à nouveau lui. Et à défaut, pouvoir se confier au dragon.
Voir son propre corps émerger du bâtiment suivi par un garde fit un drôle d'effet à Byll.
Rouge se précipita aussitôt à la rencontre de l'orcéant, le délaissant.
Byll ne savait comment se débrouiller pour prendre à part celui qui occupait son corps, le seul avec qui il se sentait le droit d'aborder le problème.
Élissande vint vers lui.
— Je ne sais pas trop ce quelle mouche vous a piqué tous les deux, mais Pierrick m'envoie te demander quelle direction il faut prendre.
Byll n'en avait pas la moindre idée. La corne de Korel ne lui avait rien soufflé.
Il mentit et la jeune fille retourna auprès Pierrick pour lui communiquer la direction arbitraire que Byll avait choisi. Il espérait très fort que le hasard leur serait favorable et qu'ils tomberaient malgré tout sur un allié susceptible de les aider dans leur quête.
Après une longue chevauchée qui transforma en compote le fessier de Byll, ou plutôt celui du licornéen, mais la douleur était sienne, le rouquin les fit s'arrêter. Il donna l'ordre qu'ils montent le camp tandis que lui-même partait chasser.
Byll savait désormais comment procéder, mais il était moulu. Alors, il fit comme il put, secondé par Élissande, Rouge et celui qu'il supposait être Korel, sans que nul ne commente sa maladresse.