vendredi 31 juillet 2015

Contes modernes - 97

Finalement, ce n'est qu'en fin de matinée, après avoir fini une de ses piges pendant qu'Angel avançait dans la fabrication d'un des jouets qui lui avait été commandé, que Cain se rendit à la pharmacie afin qu'ils soient équipés pour le restant du week-end.
Dès son retour, Angel le conduisit au lit. Cain était terriblement tendu, mais Angel le fit fondre en multipliant les baisers et les caresses. Ce n'est qu'après qu'il insinua un doigt lubrifié en lui, puis un second et même un troisième. Ce fut ensuite le tour de son pénis de se presser contre l'entrée. Quand il commença à s'enfoncer en lui, ce fut, malgré les préparatifs, douloureux, et Cain se contracta et se mordit les lèvres. Il avait une désagréable sensation de trop plein.
Angel ressortit et l'embrassa et le caressa encore, puis revint à la charge, tout en douceur.
C'était fondamentalement étrange que ce corps étranger soit en lui et Cain se demanda s'il pourrait s'y habituer. Ce n'est que quand Angel se mit à se mouvoir en lui, qu'il sut que oui.
Cain ne tarda pas à haleter sous le rythme de plus en plus en puissants des coups de reins d'Angel qui ne négligeait pas de prodiguer de tendres attentions au sexe du jeune homme. Ils jouirent presque en même temps.
Après avoir roulé sur le côté, Angel demanda :
— Alors, tu voudras recommencer ?
Cain ne tenait pas à ce qu'ils s'unissent ainsi à chaque fois, mais plutôt que de le préciser, il répondit :
— Je t'aime.
Une façon comme une autre de dire oui.
Angel lui retourna les mêmes mots en l'enlaçant.

Trop vite le week-end se termina entre piges et sculpture du bois, entre douces caresses et brûlants baisers, entre repas et bavardages. Cain revint le voir dès le suivant, sourd à la réprobation de ses frères, son père ne se joignant heureusement plus au chorus : il avait compris que Cain était heureux.
Les retrouvailles avec Angel furent chaudes comme la braise. Quand ils eurent retrouvé leur souffle dans les draps froissés, Angel déclara :
— Tu es vraiment beau.
La troisième fois qu'il le lui dit après l'amour, Cain ressentit une pointe de malaise qu'il n'analysa que plusieurs week-ends plus tard. Malgré la distance, le prix de l'essence, ses cours, ses devoirs et ses piges, Cain faisait en effet désormais le trajet chaque semaine. Cela lui faisait trop mal au cœur de savoir Angel seul dans sa grande maison. Afin de ne négliger aucune des tâches qu'il avait à faire, Cain rognait par conséquent sur ses heures de sommeil.

jeudi 30 juillet 2015

Contes modernes - 96

Angel continua à le caresser  un moment avant qu'un doigt humide ne vienne s'insinuer dans la raie des fesses de Cain. Il se raidit. Du pouce Angel se mit à effectuer de petits mouvements circulaires sur son pénis, ce qui le distrait de ce qu'il lui faisait à l'arrière. C'était tout de même vraiment étrange ce doigt qui remuait en lui. Pas formidable du tout.
Quand Angel passa à deux doigts, allant plus loin dans son invasion, la sensation de bizarre ne disparut pas, mais autre chose s'y ajouta et un gémissement s'échappa des lèvres de Cain.
Comme les doigts d'Angel ne cessaient de bouger sur son sexe et à l'intérieur, le jeune homme éjacula dans un cri étouffé.
— Désolé.
— Il ne faut pas, te faire jouir était le but.
— Mais tu ne voulais pas me... commença Cain sans terminer, décidément trop gêné pour le dire.
— Si, mais les doigts, c'est le mieux pour que tu t'habitues.
Angel était attentionné, pas de doute.
— Mais toi, tu n'as pas...
Pour tout réponse, Angel insinua son pénis entre ses cuisses fermées et se mit à y effectuer un lent mouvement de va-et-vient.
Cain s'écarta, libérant le membre gonflé et se retourna pour faire face à Angel.
— Je préfèrerai que tu ailles jusqu'au bout dès que je serais à nouveau excité. Après, je risque de trouver de bonnes raisons de ne pas vouloir.
— Ce ne serait pas dramatique, inutile de te forcer pour moi si cela te répugne vraiment.
— Ce n'était pas déplaisant. Enfin, si, surtout au début. Mais de toute façon, comment savoir sans vraiment essayer ? Et puis, il n'y a pas que mon plaisir qui compte.
— Je n'ai que ma salive pour te lubrifier et pas de préservatif non plus.
Cain avait fait des tests de dépistages avant de se mettre en couple et après aussi, quand cela s'était mal terminé. Il avait lu des articles très convaincants sur le sujet. Cependant, avec Angel, dans le feu de l'action, il avait oublié toute prudence. Vu la situation de l'ancien pompier, les risques étaient minimes, mais pas moins réels. Plutôt que de se lancer dans une conversation délicate pour savoir s'il s'était toujours bien protégé avant de s'isoler à la campagne et s'il avait ou non effectué un test, Cain préféra quitter le lit, annonçant qu'il allait à la pharmacie. C'était ridicule les efforts qu'il fournissait pour quelque chose qui l'angoissait, voire même le dégoûtait, ce n'était pas logique, parce que c'était par amour pour Angel.
— Sans vouloir me vanter, il me faut des XXL.
Quelque chose d'aussi énorme en lui. Cain s'immobilisa.
Angel se mit debout à son tour.
— Tu n'as pas besoin d'y aller maintenant, tout de suite. Je ne vais de toute façon pas pouvoir attendre jusque là, caresse-moi, s'il te plaît.
Là-dessus il captura sa bouche et Cain, déjà convaincu avant même le baiser, prit dans ses mains le gros membre dur et doux à la fois.

mercredi 29 juillet 2015

Contes modernes - 95

Dès que le week-end arriva, Cain, sans s'embarrasser de dire où il allait pour ne pas subir une nouvelle scène, retourna auprès d'Angel. Occupé à rattraper les cours qu'il avait raté et à esquiver ses frères, c'est à peine s'il avait pu échanger avec lui quelques mots au téléphone. Il l'avait toutefois informé de son heure approximative d'arrivée, aussi à peine eut-il fait teinter la cloche qu'Angel lui ouvrit et le serra contre lui avec force, l'étouffant presque.
Cain se plaignit et fut partiellement relâché.
— Tu m'as manqué à en mourir.
C'était excessif comme formule, très film à l'eau de rose, mais Cain y fut sensible, car l'accent de sincérité dans la voix d'Angel la rendait crédible.
— Je suis là maintenant.
— Pour deux jours à peine.
— Et j'ai des piges à faire. Autrement, je suis tout à toi.
Une petite lueur s'alluma dans l'œil bleu vif d'Angel. Cain se rendit compte de l'ambiguïté de sa phrase. Angel choisit de le prendre au pied de la lettre. Il le fit courir jusque dans la maison, jusque dans sa chambre où il le poussa sur le grand lit et lui enleva ses vêtements, les lui arrachant presque avant de couvrir son corps de baisers.
Cain suggéra qu'il se déshabille aussi afin qu'il puisse également le caresser, ce qu'Angel fit avec une rapidité remarquable.
L'imposant pénis d'Angel se frotta contre le sien tandis que leurs mains glissaient sur leurs peaux rendues brûlantes par le désir qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Ils jouirent ensemble.
Après un rapide toilettage et un dîner léger, ils se couchèrent l'un contre l'autre, à même la peau, Angel ayant convaincu le jeune homme de renoncer à mettre un pyjama.

Au matin, Cain fut réveillé par de grandes mains qui se promenaient sur lui. Contre ses fesses, il pouvait sentir le membre dur et chaud d'Angel. Une vague d'appréhension le submergea, puis il se rappela qu'Angel ne l'obligerait à rien et que plutôt de continuer à se torturer avec cette question, il ferait mieux d'affronter sa peur.
— Tu peux... murmura-t-il.
— Quoi donc ? demanda Angel, la voix rauque.
— Me... Tu sais bien... Ne me le fais pas dire.
— Oh... Tu es sûr ?
— Seulement si tu en as vraiment envie.
— Évidemment que je veux te posséder complètement !