mercredi 24 juin 2009

Vacances

Je pars en vacances loin d'internet, mais, rassurez-vous, même si je ne pourrai pas poster, il y a de fortes chances que j'écrive...

Il faudra attendre la 2ème semaine de juillet pour la suite des aventures de Peter !

mardi 23 juin 2009

Cicatrices - Chap 8 : 180°C (3)

– C'est vrai... mais tout de même, vous m'avez menti.
Peter eut un petit rire.
– Parce que bien sûr, tu aurais été ravi de nous entendre dire « Jack, tu sais, nous faisons parti des gens que tu méprises, mais restons bon amis. »
Jack eut le bon goût de paraître gêné, mais il se reprit vite.
– Quand j'ai su pour toi, j'ai demandé à Tom en face s'il était un pédé, et il m'a répondu « non » en me regardant droit dans les yeux.
– Tu sais, pédé, c'est l'apocope de pédéraste. Et même si par extension, ça veut dire homosexuel, tu ferais mieux d'éviter de l'employer afin de bien éclaircir les choses dans ta tête.
Jack ne répondit rien, aussi Peter demanda bien qu'il sache que ce n'était pas délicat de sa part :
– Qu'est-ce qu'est devenu ton oncle ?
– Prison. C'est grâce à ma demi-sœur. Elle a vu que j'allais pas... elle a réussi à me faire parler... et ensuite, mes parents ont été mis au courant. Ça a été horrible.
– Désolé.
Le téléphone de Jack se mit à sonner. Il le sortit de sa poche, le regarda et le rangea.
– C'est Tom. Cherche à me joindre depuis hier. Mais je veux pas le voir.
– Pourquoi ? Tu me reparles, non ?
– Ouep, mais Tom a abusé en me mentant ainsi.
– Il voulait juste ne pas te perdre.
– Mais il a bien voulu faire une croix sur toi... Je comprends pas trop à dire vrai.
Révéler l'amour de Tom pour Jack, arrangerait-il la situation ? Sans doute que non.
– C'était pour ne pas te blesser plus. Est-ce qu'on ne pourrait pas tout oublier et...
– Ce serait trop simple de pouvoir tout oublier, coupa Jack. Je ne peux pas lui pardonner aussi facilement.
Il parlait de Tom, mais semblait penser à son oncle.
– En tout cas, moi, je ne vous en veux pas de m'avoir ignoré pendant des semaines. C'est pourquoi j'espère que tu ne feras pas la gueule à Tom trop longtemps...
– Okay.
– Si Tom te présente ses excuses dans les règles de l'art, tu voudras bien te montrer grand seigneur ?
– Tu veux dire, comme toi ?
– Comment ça ?
– Toi, tu fais comme si je ne t'avais pas insulté et snobé...
L'homophobie de Jack avait toujours été pénible, mais savoir d'où cela venait, savoir que cela pouvait changer puisque Jack semblait prêt à lui parler de nouveau et même à se confier, c'était énorme. C'était précieux. Quant au baiser... autant ne plus y penser... Au fond, cela signifiait peut-être que Tom avait une chance avec Jack ?
– Je suis pas rancunier. Allez, j'appelle Tom.

lundi 22 juin 2009

Cicatrices - Chap 8 : 180°C (2)

– Qu'est-ce qui s'est passé ?
– Un type aux cheveux rouge l'embrassait devant la porte de chez lui... Je m'y rendais... J'étais un peu en avance. On devait se faire un ciné.
Impossible de mentir pour Tom. Un « tu es sûr que tu as bien vu, Jack ? » n'allait pas le sauver. Peter resta silencieux. A sa grande surprise, Jack l'attrapa par les épaules et le plaqua contre le mur.
– Tu savais que Tom était une pédale comme toi ! Tu le savais !
Le beau visage de Jack s'était tordu sous l'effet de la fureur. Peter détourna les yeux.
– Oui...
– Pourquoi vous me colliez aux basques ? J'étais quoi pour vous, une couverture ? Ou alors quoi, j'attire les pédés ?!
Soudainement Jack rapprocha son visage de celui de Peter et pressa sa bouche contre celle du jeune homme. Il le relâcha immédiatement et s'essuya les lèvres. Peter resta figé contre le mur, complètement halluciné par ce qui venait de se passer.
– T'es content maintenant ? Foutez-moi la paix ! Sales pédés ! cria Jack.
Peter reprit ses esprits. Il passa les doigts sur ses lèvres pour chasser le goût du baiser que Jack lui avait imposé, puis monta la voix à son tour :
– Attends un peu Jack ! C'est toi qu'est pas net ! Et puis de quoi t'as peur ? Personne ne t'a demandé de devenir homo ! La tolérance, tu sais ce que c'est ?
– Vous n'êtes que des porcs et des menteurs, et je ne veux rien à voir à faire avec vous !
– Et qui c'est qui vient de m'embrasser de force ?
Les yeux verts de Jack se voilèrent.
– Va pas au crier au viol non plus, moi je sais ce que c'est...
Ah ! C'était donc ça les « bonnes raisons » d'être homophobe de Jack.
– Tu ne peux pas mettre tout le monde dans le même panier, même si... commença Peter d'un ton plus calme.
– Va dire ça à mon oncle. Je n'avais que dix ans, que dix ans...
La voix de Jack s'était brisée et il était devenu extrêmement pâle. Il se souvenait, sans doute. Malgré l'aveu choquant de Jack, Peter ne put s'empêcher de pointer que ce dernier se trompait de cible.
– C'est de la pédophilie. Un pédophile, un pédéraste et un homosexuel, ce n'est pas la même chose.
– Où veux-tu en venir ?
– Être homosexuel, c'est être attiré par des hommes du même sexe. Le pédéraste s'intéresse aux jeunes adolescents, et le pédophile aux enfants d'un sexe ou l'autre.
Brusquement, les traits de Jacks se détendirent et c'est d'un ton presque amusé qu'il déclara :
– Depuis quand tu es devenu un dictionnaire...
– Tout ça pour dire, où as-tu vu que Tom ou moi allions te sauter dessus pour te violenter ?