Jonas préféra cesser d'argumenter avec elle pour le moment et monta pour voir Gilbert.
— Comment peux-tu être aussi calme ? demanda-t-elle, en le suivant et en s'accrochant à sa chemise.
Il devait l'être pour deux. Mais ce n'était qu'en surface, car il ne l'était pas vraiment. Il se posait des tas de questions au sujet d'Ethan et de ses préférences sexuelles, s'il pourrait obtenir son numéro par l'intermédiaire de son fils…
Elle continua :
— La semaine supplémentaire où mon remplaçant est resté ne nous a jamais été facturés, tu sais. L'erreur étant notre faveur, je ne me suis pas plainte à l'entreprise, mais c'est louche, n'est-ce pas ?
C'était certes bizarre. C'était peut-être un oubli dû au caractère exceptionnel du prolongement. A moins qu'Ethan n'ait souhaité s'occuper d'eux sans contrepartie… Mais faire mille suppositions était inutile, seul le principal concerné pouvant répondre. Le plus simple en attendant était de s'adresser à Gilbert.
Il toqua à la porte de l'adolescent, sans obtenir de réponse.
— Je peux entrer ?
Il essuya un non retentissant.
— Je voudrais démêler cette histoire. Je ne partage pas l'opinion de ta mère.
Gwen qui l'avait lâché, mais se tenait à côté de lui, poussa un petit cri indigné que Jonas ignora.
La porte s'ouvrit et se referma aussitôt sur lui, au nez de Gwen.
— Ethan ne m'a jamais touché ni rien. On a fait que discuter, affirma Gilbert, les yeux rivés sur le carrelage.
A le voir aussi gêné, on aurait presque pu penser qu'il mentait, mais Jonas ne doutait pas qu'il soit sincère.
— Oui, je te crois.
Ce n'était pas seulement en la parole de son fils qu'il avait confiance, mais aussi en Ethan.
— Je ne veux pas qu'il ait des ennuis à cause de moi.
— C'est tout à ton honneur.
L'adolescent leva les yeux vers lui et en triturant le bas de son pull, la voix tremblante, il déclara :
— Je suis gay.
— Il n'y a pas de mal à préférer le citron à la vanille, les garçons aux filles. Les goûts, cela ne se commande pas.
Et parfois, ils changent. Ou on a envie d'un parfum bien particulier.
Gilbert le fixa, incrédule, les doigts toujours crispés sur son vêtement.
— Cela ne te dérange pas ? Tu ne vas pas prétendre que c'est trop tôt pour savoir ou un truc comme ça ?
— Non. Ce qui m'intéresse plus, c'est de savoir comment tu en es venu à te confier à Ethan.
— Comment peux-tu être aussi calme ? demanda-t-elle, en le suivant et en s'accrochant à sa chemise.
Il devait l'être pour deux. Mais ce n'était qu'en surface, car il ne l'était pas vraiment. Il se posait des tas de questions au sujet d'Ethan et de ses préférences sexuelles, s'il pourrait obtenir son numéro par l'intermédiaire de son fils…
Elle continua :
— La semaine supplémentaire où mon remplaçant est resté ne nous a jamais été facturés, tu sais. L'erreur étant notre faveur, je ne me suis pas plainte à l'entreprise, mais c'est louche, n'est-ce pas ?
C'était certes bizarre. C'était peut-être un oubli dû au caractère exceptionnel du prolongement. A moins qu'Ethan n'ait souhaité s'occuper d'eux sans contrepartie… Mais faire mille suppositions était inutile, seul le principal concerné pouvant répondre. Le plus simple en attendant était de s'adresser à Gilbert.
Il toqua à la porte de l'adolescent, sans obtenir de réponse.
— Je peux entrer ?
Il essuya un non retentissant.
— Je voudrais démêler cette histoire. Je ne partage pas l'opinion de ta mère.
Gwen qui l'avait lâché, mais se tenait à côté de lui, poussa un petit cri indigné que Jonas ignora.
La porte s'ouvrit et se referma aussitôt sur lui, au nez de Gwen.
— Ethan ne m'a jamais touché ni rien. On a fait que discuter, affirma Gilbert, les yeux rivés sur le carrelage.
A le voir aussi gêné, on aurait presque pu penser qu'il mentait, mais Jonas ne doutait pas qu'il soit sincère.
— Oui, je te crois.
Ce n'était pas seulement en la parole de son fils qu'il avait confiance, mais aussi en Ethan.
— Je ne veux pas qu'il ait des ennuis à cause de moi.
— C'est tout à ton honneur.
L'adolescent leva les yeux vers lui et en triturant le bas de son pull, la voix tremblante, il déclara :
— Je suis gay.
— Il n'y a pas de mal à préférer le citron à la vanille, les garçons aux filles. Les goûts, cela ne se commande pas.
Et parfois, ils changent. Ou on a envie d'un parfum bien particulier.
Gilbert le fixa, incrédule, les doigts toujours crispés sur son vêtement.
— Cela ne te dérange pas ? Tu ne vas pas prétendre que c'est trop tôt pour savoir ou un truc comme ça ?
— Non. Ce qui m'intéresse plus, c'est de savoir comment tu en es venu à te confier à Ethan.