lundi 5 décembre 2011

Lykandré - 120

– Je devrais pouvoir me faire passer pour un loup-garou, ce qui devrait me permettre d'être bien accueilli au village et apprendre sans trop de peine si Koro s'y trouve ou pas. Au bout de deux semaines, si je ne vous ai pas rejoint par mes propres moyens, vous pourriez créer une diversion à l'extérieur pour m'aider à quitter le village.
– J'aurais pu parier que tu escomptais agir en solitaire. Mais je ne crois pas que tu pourras te faire passer pour un loup-garou. Ton ami Blacky a une autre carrure que toi.
– Il n'est pas dit que tout les loup-garous soient aussi massifs que lui. Et puis, j'ai réfléchi et je ne vois pas l'intérêt de mettre tout le monde en danger, surtout, toi qui est déjà blessé.
Méroé se redressa sur ses coudes, apparemment piqué au vif.
– Tu recommences ! Je te suis reconnaissant d'être venu à mon secours quand le lion a voulu me dévorer et aussi dans cette guerre stupide contre les épurateurs qu'a lancé M.Trott, mais je te le répète, je ne suis pas une chose fragile que tu as le devoir de protéger !
Lykandré avait du mal à ne pas le voir ainsi. Sous leurs formes animales respectives, il aurait fait deux bouchées de lui.
– Je suis plus fort que toi.
Méroé se laissa retomber sur le lit avec un soupir.
– Je suis triste que tu ne me considères pas comme ton égal, mais je n'ai pas envie de me disputer avec toi. Pas maintenant. Garde tout de même à l'esprit que j'ai plus de ressources que tu ne soupçonnes.
Il avait l'air affreusement triste et Lykandré voulut le consoler. Ne sachant pas quoi lui dire, il l'embrassa. Une fois, puis deux, puis trois, jusqu'à l'andromorphe aux cheveux de neige esquisse un sourire.
Alors qu'il le serrait dans ses bras, quelqu'un toqua. Les sens en alerte, Lykandré bondit hors du lit. A travers le bois de la porte, il entendit alors la voix de Chveuil :
– Qu'est-ce vous fichez, on vous attend en bas depuis un quart d'heure !?
– Nous n'avons pas vu qu'il était déjà midi... grommela Lykandré en ouvrant.
Chveuil entra, les sourcils froncés, et referma derrière lui en constatant que l'homme loup était dans le plus simple appareil.
– Tu n'es même pas encore habillé ! s'exclama-t-il.
Son regard s'arrêta ensuite sur Méroé. L'homme mouton était également nu, mais son pansement était toujours intact, preuve qu'il ne s'était pas métamorphosé. Il n'aurait donc normalement pas dû être dévêtu.

vendredi 2 décembre 2011

Lykandré - 119

Quand il fut nu, il aida Méroé à se déshabiller, faisant particulièrement attention en retirant le jogging. Il avait déjà vu à de nombreuses reprises l'andromorphe aux cheveux de neige sans habits, mais pour la première fois, il le regarda vraiment. Sous sa forme humaine, il perdait ses rondeurs de mouton. Il avait une peau laiteuse et des membres fins. Il gardait toutefois ses immenses yeux noirs, ses cheveux étaient blancs comme sa toison et il possédait la même odeur délicieuse. Lykandré commença par lui mordiller une oreille avec délicatesse, mais Méroé se crispa et l'homme loup s'arrêta, se rendant compte que cela s'apparentait trop à un début de dégustation. Il opta alors pour un tactique différente. Écartant avec précaution les jambes de Méroé, il s'installa entre ses cuisses et il lui lécha le pénis et les bourses avant d'insinuer la langue dans l'orifice entre ses fesses. L'andromorphe aux cheveux de neige se mit à gémir de plaisir et il souleva légèrement les hanches pour mieux s'offrir. Pour Lykandré, ce fut le signal. Se redressant, il s'enfonça avec lenteur en lui. Il était tentant de le pilonner, mais l'homme loup se retint afin de ne pas lui faire mal à la jambe dans le processus. Il se mit à bouger avec douceur et Méroé, les yeux mi-clos, haleta en réponse. Il accompagnait le rythme tout en caressant son pénis. Dans un même râle, ils jouirent. Lykandré se retira et s'étendit sur le côté, son bras collé à celui de Méroé. S'unir avec l'andromorphe aux cheveux de neige avait été une expérience enivrante. Il comprenait maintenant mieux pourquoi les humains aimaient s'accoupler toute l'année.
– Les sentiments, cela transfigure tout, dit Méroé avec un sourire rêveur.
– Tu veux dire que c'était mieux que les autres fois où tu as fait ça ?
– Il n'y a pas de comparaison. Chez M.Ritahoro, c'était le sexe obligatoire sous l'œil des caméras et c'était horrible, surtout les premières fois, après je me suis résigné, mais c'était tout de même pénible.
La pensée que Méroé avait couché avec plein d'autres andromorphes n'était pas confortable, mais tout ce qui importait à Lykandré, était qu'il fut désormais sien et que plus personne n'aurait le droit de le toucher, à part lui.
– C'est le passé.
– Oui. Et ce serait formidable si nous pouvions rester à tout jamais dans l'instant présent.
– On ne vit jamais que du présent.
– Je sais bien, j'ai juste peur avec cette histoire de clan de loups-garous. Tu as déjà une idée de comment opérer, non ?
Un embryon de plan avait en effet germé dans la tête de l'homme loup, mais il impliquait de se rendre seul dans le village des garous.

jeudi 1 décembre 2011

Lykandré - 118

Méroé commençait à être excité, Lykandré le sentait et il se surprit à regretter que la saison des amours ne commence que dans trois mois.
– J'ai envie de toi, déclara l'andromorphe aux cheveux de neige, exprimant à haute voix ce que son corps trahissait déjà.
Lykandré l'embrassa à nouveau, autant pour éviter de répondre que parce qu'il aimait le goût des lèvres de Méroé. L'homme mouton revint cependant à la charge. Il posa la main sur l'entrejambe de Lykandré, puis l'ôta.
– Apparemment, toi, tu ne me désires pas, soupira-t-il.
– Ce n'est pas la saison.
– Ne t'ai-je pas dit que cela n'avait pas de sens ? Enfin, je sais déjà que ce n'est pas la peine d'essayer de te convaincre avec des caresses... Mais ce n'est pas grave, je peux attendre.
Le souvenir peu agréable de l'andromorphe aux cheveux de neige suçant son pénis sur les ordres de M.Ritahoro pour qu'il ait une érection revint à la mémoire de Lykandré. Visiblement Méroé n'avait pas oublié non plus. Dans la foulé, l'homme loup se rappela aussi du moment où il avait vu l'andromorphe se faire pénétrer par Chveuil, puis de la fois où il l'avait surpris en train de se masturber.
– Je peux te caresser, si tu veux, proposa-t-il.
Joignant le geste à la parole, il baissa avec douceur le haut du pantalon de jogging que portait Méroé. Celui-ci n'avait rien en dessous, car avec sa jambe blessée, enfiler le pantalon avait déjà été une gageure. Son membre était déjà dur et gonflé. Lykandré referma sa main dessus et la fit coulisser de haut en bas. Comme Méroé semblait apprécier, l'homme loup continua jusqu'à ce que son compagnon éjacule, salissant le dessus de lit.
– Merci, chuchota Méroé, le corps encore parcouru par de petits frissons de plaisir.
Il était à croquer ainsi et Lykandré réalisa qu'il voulait plus. Il était désormais à l'étroit dans son jeans. Et pourtant, ce n'était pas la bonne saison. Néanmoins, vu que l'homme mouton venait de jouir et qu'il avait une blessure, il était peut-être aussi bien qu'ils ne s'accouplent pas de suite.
– Nous n'aurons pas besoin de patienter jusqu'au printemps, annonça-t-il malgré tout.
Méroé ouvrit tout grand les yeux et vérifia la véracité de la déclaration en tâtant une nouvelle fois l'entrejambe de Lykandré.
– Faisons l'amour maintenant, alors, car je ne veux pas avoir de regrets si les choses tournent mal avec les garous.
Contenu de l'état de l'andromorphe aux cheveux de neige, ce n'était pas très raisonnable, mais Lykandré ne pouvait nier l'incertitude de leur avenir et il ne pouvait ignorer la force de son désir. Il défit le bouton du haut de son jeans, batailla avec la fermeture éclair, et se débarrassa avec joie de tout ses vêtements.