Dans le canapé, Méroé n'était pas encore revenu à lui, cependant sa respiration était plus apaisée. Après avoir englouti avec voracité les tranches de jambon, Lykandré prit dans sa main celle de Méroé, et la garda, fascinée par le contraste entre sa peau brune et celle blanche de l'andromorphe aux cheveux de neige.
Dans la nuit, quand l'homme mouton reprit conscience, Lykandré put le rassurer. La balle était ressortie et il était hors de danger. Il lui donna un verre d'eau récupéré dans la salle de bains et les anti-douleurs, se gardant de retourner dans la cuisine dont maître Komori et son épurateur n'étaient toujours pas ressortis. Il lui raconta aussi ce qui s'était passé, sans omettre la relation étrange de Tonoshi et l'homme chauve-souris.
– Ce n'est pas si surprenant que ça. La haine est proche de l'amour et puis, c'est connu, les contraires s'attirent.
Méroé prêchait de façon évidente pour sa propre cause en disant cela.
– Essaie de dormir, dit Lykandré qui voulait éviter que l'andromorphe aux cheveux de neige ne se fatigue à discuter.
Au petit matin, l'homme loup qui s'était assoupi, se réveilla en sursaut et vit Bryan, dans le plus simple appareil, des vêtements sous le bras qui marchait à pas de velours vers la salle de bains. Leurs regards se croisèrent et Bryan lui fit signe de venir. Lykandré, après un dernier regard à Méroé, se releva et le rejoignit.
– Tiens moi donc compagnie pendant que je me prépare avant de partir travailler, murmura Bryan.
Lykandré ne se fit pas prier et prit enfin le temps de résumer les évènements qui l'avait ramené chez Blacky.
A la fin de son récit, Bryan avait eu le temps de prendre sa douche et même de s'habiller.
– Quelle histoire encore ! Je vais téléphoner à Emmeline avant de petit déjeuner pour qu'elle vienne vous apporter de quoi manger et autre, et ce soir, nous aviserons de ce que nous allons faire, car clairement, mon appartement n'est pas assez grand pour loger tout le monde, pas sur le long terme en tout cas. Ni même sur le court. Je ne vois même pas comment vous vous êtes arrangés pour tous vous coucher.
– Maître Komori et Tonoshi sont restés dans la cuisine. Pour ma part, j'ai dormi par terre, à côté du canapé, près de Méroé.
– Tu aimes le mouton, hein ?
– C'est un ami.
Les yeux vert de Bryan pétillèrent d'amusement et il sourit.
– Tu ne t'en rends pas compte toi-même, mais c'est vrai, tu le traites différemment des autres. Tu le dévores des yeux.
– Il me donne faim, même quand j'ai le ventre plein, c'est tout.
– C'est ce que je dis, tu l'aimes. A ta manière, tu le désires.
– C'est ridicule. C'est un ami, comme toi. Pas plus, pas moins.
– Non. Moi, tu n'as jamais voulu me manger.
– C'est parce que Méroé est un mouton, une proie facile. Pas toi.
– Et Colibri ou le type aux oreilles rousses, Chveuil ? En tant que volatile, même exotique, le premier devrait pourtant être à ton goût.
– Ce n'est pas pareil. J'aurais sûrement le même appétit pour un cerf ou un lapin.
– Même quand tu es repu ?
Lykandré ne put l'affirmer. Il n'était pas naturel qu'après avoir mangé, Méroé lui fasse encore envie.
– Tu admets enfin ? reprit Bryan.
– Non.
– Dans ce cas, cela ne te dérangera pas si j'essaye de le séduire ?
– Et Koro ? s'indigna Lykandré.
Le sourire de Bryan disparut et son visage se ferma.
Dans la nuit, quand l'homme mouton reprit conscience, Lykandré put le rassurer. La balle était ressortie et il était hors de danger. Il lui donna un verre d'eau récupéré dans la salle de bains et les anti-douleurs, se gardant de retourner dans la cuisine dont maître Komori et son épurateur n'étaient toujours pas ressortis. Il lui raconta aussi ce qui s'était passé, sans omettre la relation étrange de Tonoshi et l'homme chauve-souris.
– Ce n'est pas si surprenant que ça. La haine est proche de l'amour et puis, c'est connu, les contraires s'attirent.
Méroé prêchait de façon évidente pour sa propre cause en disant cela.
– Essaie de dormir, dit Lykandré qui voulait éviter que l'andromorphe aux cheveux de neige ne se fatigue à discuter.
Au petit matin, l'homme loup qui s'était assoupi, se réveilla en sursaut et vit Bryan, dans le plus simple appareil, des vêtements sous le bras qui marchait à pas de velours vers la salle de bains. Leurs regards se croisèrent et Bryan lui fit signe de venir. Lykandré, après un dernier regard à Méroé, se releva et le rejoignit.
– Tiens moi donc compagnie pendant que je me prépare avant de partir travailler, murmura Bryan.
Lykandré ne se fit pas prier et prit enfin le temps de résumer les évènements qui l'avait ramené chez Blacky.
A la fin de son récit, Bryan avait eu le temps de prendre sa douche et même de s'habiller.
– Quelle histoire encore ! Je vais téléphoner à Emmeline avant de petit déjeuner pour qu'elle vienne vous apporter de quoi manger et autre, et ce soir, nous aviserons de ce que nous allons faire, car clairement, mon appartement n'est pas assez grand pour loger tout le monde, pas sur le long terme en tout cas. Ni même sur le court. Je ne vois même pas comment vous vous êtes arrangés pour tous vous coucher.
– Maître Komori et Tonoshi sont restés dans la cuisine. Pour ma part, j'ai dormi par terre, à côté du canapé, près de Méroé.
– Tu aimes le mouton, hein ?
– C'est un ami.
Les yeux vert de Bryan pétillèrent d'amusement et il sourit.
– Tu ne t'en rends pas compte toi-même, mais c'est vrai, tu le traites différemment des autres. Tu le dévores des yeux.
– Il me donne faim, même quand j'ai le ventre plein, c'est tout.
– C'est ce que je dis, tu l'aimes. A ta manière, tu le désires.
– C'est ridicule. C'est un ami, comme toi. Pas plus, pas moins.
– Non. Moi, tu n'as jamais voulu me manger.
– C'est parce que Méroé est un mouton, une proie facile. Pas toi.
– Et Colibri ou le type aux oreilles rousses, Chveuil ? En tant que volatile, même exotique, le premier devrait pourtant être à ton goût.
– Ce n'est pas pareil. J'aurais sûrement le même appétit pour un cerf ou un lapin.
– Même quand tu es repu ?
Lykandré ne put l'affirmer. Il n'était pas naturel qu'après avoir mangé, Méroé lui fasse encore envie.
– Tu admets enfin ? reprit Bryan.
– Non.
– Dans ce cas, cela ne te dérangera pas si j'essaye de le séduire ?
– Et Koro ? s'indigna Lykandré.
Le sourire de Bryan disparut et son visage se ferma.