vendredi 2 avril 2010

Le Suivant du prince - 97

Il avait haï être dépendant du centaure et être privé de son libre-arbitre, mais avait été malgré tout sensible aux mots et aux preuves d'amour que Galad lui avait donné durant toute cette période.
– Ma connaissance d'Equilia et des centaures seraient précieuses, votre Majesté.
Devant le dévouement dont faisait preuve le prêtre, les remords de Aldrick augmentèrent et il déclara :
– Certainement, mais tu as déjà assez souffert comme ça, tu mérites de prendre du bon temps.
Cette fois, Kilim explosa :
– Je me moque de tout ça ! Je veux être un membre de la délégation qui se rendra en Equilia !
Devançant Aldrick, Galad demanda :
– Et pourquoi donc ?
Kilim fut incapable de soutenir le regard du centaure. Il détourna les yeux et marmonna :
– Parce que je ne te déteste pas autant que j'ai pu le répéter.
– Je m'en doutais, mais je suis heureux de te l'entendre dire, dit Galad d'une voix tendre en allant enlacer le prêtre.
Aldrick et Youri échangèrent un regard : ils étaient de trop. Sans faire de bruit, ils quittèrent la cellule. Aldrick se frotta les mains en quittant les prisons : que Kilim veuille accompagner Galad à Equilia l'arrangeait bien. Il ne restait vraiment plus qu'à convaincre le Conseil des Douze de la nécessité d'envoyer une délégation... Le représentant des prêtres était le plus farouchement opposé au projet. Pour lui, la seule chose acceptable était l'annihilation pure et simple des centaures. Le Chef des Armées s'était montré plus flexible, se contentant d'avoir la possibilité de recourir à la force si la situation l'exigeait. Heureusement, le représentant des Prêtres allait bientôt devoir renoncer à son poste de représentant. Rudolf Hautcœur avait fini par mettre la main sur une vieille loi qui impliquait que pour être représentant des Prêtres, il fallait respecter la vie de tous les êtres vivants. Et clairement, ce n'était pas le cas du représentant actuel...
Le fil des pensées de Aldrick fut interrompu par le rire de Youri. Comme ce dernier sortait rarement de sa réserve, Aldrick lui jeta un coup surpris. Youri reprit de suite son sérieux.
– Désolé. Tu es trop drôle avec ton air de chat qui se pourlèche les babines.
La comparaison vexa un peu Aldrick qui répliqua :
– Je suis juste content à l'idée que les relations entre les Astriens et les Equiliens vont peut-être changer.
– En tout cas, celles de Kilim et de Galad, elles, ont pris un autre tournant.
– Certes, mais je ne vais pas jusqu'à espérer que ce soit le grand amour entre Equiliens et Astriens...
Ils se regardèrent et rirent en chœur, l'image était incongrue, et pourtant, dans la prison, c'est bien un couple d'amoureux formé par un centaure et un humain qu'ils avaient laissé.
(Fin du chapitre 15)

Manga Yaoi en Avril 2010


9 sorties mangas yaoi en France avec le Be x Boy magazine qui revient pour un 5ème numéro le 22 avril.



Deux one-shots :
  • Vivre pour demain de Taishi Zaou



  • Lovely Teachers ! de Yamato Nase (bien qu'il n'y ait pas de numéro 1 sur la couverture, il existe une suite...)



Et beaucoup de suites de séries :
  • Dog Style - Tome 2 de Modoru Motoni (2ème tome sur 3)

  • Love Pistols - Tome 4 de Tarako Kotobuki


  • Tendre Voyou - Tome 4 de Sei Sakuraga (Dernier tome de la série)

jeudi 1 avril 2010

Le Suivant du prince - 96

Il ne lui cacha pas que c'était dangereux, mais il avait besoin qu'une personne de confiance soit à la tête de cette délégation s'il voulait avoir une chance qu'elle n'échoue pas. Malgré les risques, Léo se laissa convaincre.
Ensuite, entre deux réunions avec le Conseil des Douze, Aldrick, en compagnie de Youri, se rendit discrètement dans les prisons pour demander à Galad s'il voulait bien faire partie de la délégation qu'il espérait envoyer à Equilia. Bien que le centaure ait en quelque sorte trahi les siens en se rendant en Astria, il constituait tout de même un atout. Il serait un conseiller précieux pour Léo dans la mesure où il pourrait lui indiquer quels centaures se monteraient ouverts à la discussion. Galad et Aldrick parlèrent longuement avant que le centaure n'accepte. Kilim qui n'avait pas encore été déplacé dans une autre cellule et qui, jusque là était resté silencieux, s'immisça alors dans la conversation :
– Je suis également prêt à retourner à Equilia.
La proposition était pour le moins curieuse : qu'est-ce qui pouvait motiver le prêtre roux à retourner dans un endroit où il avait été réduit en esclavage ? Aldrick qui avait pensé qu'il devrait convaincre le prêtre roux de devenir un membre de la délégation, exprima son étonnement :
– La situation a changé, tu es guéri. Il n'y a pas d'obligation...
– Je sais, mais je connais bien Equilia, je pourrais être utile.
Exactement l'argument que Aldrick escomptait utiliser pour persuader Kilim de l'importance de sa participation.
– Retourner à Equilia est dangereux, intervint Galad. Nous nous sommes rendus dans ton royaume parce que tu le souhaitais, reste-y.
– Je suis mal considéré, ici. Je ne tiens pas à demeurer.
Aldrick se sentit coupable. Kilim était libre de la drogue centaure depuis bientôt trois jours et il était toujours emprisonné comme un dangereux criminel avec le centaure.
– Je suis désolé d'avoir dû te garder en prison aussi longtemps. Je compte te faire libérer le plus rapidement possible. Je me chargerai de blanchir ta réputation et ferai valoir les services que tu as rendu à la Couronne.
Kilim lança un regard noir au prince Aldrick. Il commençait à être ennuyé : il ne voulait pas révéler la vraie raison qui le poussait à vouloir retourner à Equilia. Non, il ne voulait pas reconnaître publiquement qu'il n'avait pas envie d'être séparé de Galad, et ce, même s'il n'était plus forcé de rester avec le centaure pour ne pas perdre l'esprit. A présent qu'il était libéré de l'emprise de la drogue centaure, il pouvait s'avouer que Galad ne lui était pas indifférent, mais il ne tenait pas à le reconnaître publiquement.