vendredi 28 mai 2021

Pause !

Bon, comme vous avez pu voir cette semaine, j'ai eu du mal à mettre les épisodes en ligne le matin tôt comme d'habitude...
Aujourd'hui et demain, je vais m'occuper des enfants d'une amie qui vient d'accoucher, du coup, je vais encore manquer davantage de temps.
Alors, c'est l'heure de la pause... 
La suite de Amour Alien sera pour lundi 7 juin. 
Ce sera un moment plus ou moins en tête-à-tête entre Joël et Lance/Aarp. :)

jeudi 27 mai 2021

Amour Alien - 12

Il nota que les filles restaient également interdites. La plupart ne devait pas avoir envie de se déshabiller devant les aliens. Question de pudeur, tout ça…
Lilou commença à retirer son t-shirt.
— Attends ! s’écria Miranda.
— Hein, pourquoi ?
— Il faudrait mieux qu’on ait une réponse coordonnée.
— Pourquoi n’aurai-je pas le droit d’agir comme je veux ? s’étonna Lilou.
— Nous avons du mal à communiquer avec les aliens, s’ils interprètent mal les choses… expliqua Miranda.
Elle n’avait pas tort, mais Joël était plutôt d’avis que chacun fasse comme bon lui semble. Si ses circonstances avaient été différentes, il aurait fait comme Lilou.
— On ne va tout de même pas voter pour décider si l’on se déshabille ou pas pour se baigner ! s’exclama Chloé.
— Il est hors de question que je me dénude devant ses barbares pervers ! s’écria Isabelle.
Elle exagérait. Ce n’était pas parce que les Turquoises se passaient de vêtements que cela faisaient d’eux de mauvaises personnes. Et elle aurait pu éprouver un minimum de reconnaissance envers les Turquoises qui les avaient secouru et nourri alors que rien ne les y obligeait.
Joël chercha des yeux Lance et oublia le débat qui faisait rage.
Lance était magnifique, ses écailles scintillantes avec les gouttes d’eau.
Joël s’imaginer lécher la peau Turquoise, puis se morigéna parce que ce n’était vraiment pas le moment d’avoir une érection.
— Je n’oblige personne à rien. Ce n’était qu’une idée, affirma Miranda d’une voix forte.
Lilou se déshabilla sans se soucier des regards et s’immergea avec un soupir de bien-être.
Carole opta pour se rendre dans l’eau, mais gardant ses vêtements.
Joël, lui, choisit de juste se rafraîchir. Il s’approcha du bord, plongea les mains dans l’eau et s’aspergea le visage.
Le point d’eau n’étant pas trop loin du village des Turquoises, sûrement, il pourrait y retourner plus tard et en profiter sans spectateur.
Après que tout le monde ait profité de l’eau d’une façon ou d’une autre, ils furent ramenés au village. Une des rares Turquoises commença ce que Joël finit par comprendre être un cours de langue. Elle pointait des choses les unes après les autres en émettant des sons.
Même en étant plutôt doué en langue, cela promettait d’être un travail de longue haleine, car certaines choses semblaient presque impossible à prononcer sans doute en raison de leur morphologie différente.
Ils reçurent de nouvelles fleurs. Cette fois, aucune fille ne fit la difficile, comprenant que c’était ça ou mourir de faim.
Et puis, les Turquoises leur tendirent à nouveau la main.
Joël n’hésita pas à prendre celle de Lance. Il était quasi-certain que chacun d’entre eux avait en quelque sorte leur alien attitré. Il n’avait aucune idée de la raison précise, mais cela lui convenait fort bien.

mercredi 26 mai 2021

Amour Alien - 11

Joël ouvrit les yeux. Il fut désorienté un instant, puis tout lui revint : l’enlèvement, l’enfermement dans le le vaisseau, les Turquoises, la traversée du désert. Il était courbaturé de partout, et mourait de chaud.
Il faisait toujours jour ou à nouveau jour. Il n’avait aucun moyen de savoir combien de temps s’était passé au juste. En tout les cas, ses compagnes d’infortune dormaient toujours. C’était le moment ou jamais de vider sa vessie.
Joël grimaça en abaissant sa culotte en dentelle rouge et s’accroupit sur le pot de chambre.
Il n’était pas sûr de la raison pour laquelle il persistait à garder le secret de son véritable sexe qui ne manquerait pas d’être découvert à un moment ou à un autre. Peut-être certaines filles avaient déjà des soupçons. Ne valait-il pas mieux dévoiler tout de lui-même comme on arrache un pansement d’un coup sec ? Une douleur brève versus une prolongée… Seulement, il avait peur. Il était en territoire inconnu entouré d’étrangères et d’aliens.
Elles étaient certes dans la même galère que lui, à cette exception près qu’il était un homme travesti en femme. D’ailleurs, si Lilou avait raison, les aliens risquaient de ne pas être contents non plus de le découvrir.
Joël termina son affaire et réajusta ses vêtements. Le velours de sa robe lui collait désagréablement à la peau. Pourquoi n’avait-il pas opté d’enfiler une tenue légère, en coton ou soie, la veille ? Cela aurait été plus adapté au climat de l’endroit où il avait atterri… En même temps, comment aurait-il pu prévoir ?
Miranda remua et s’assit.
— Ça va ? demanda-t-elle.
— Oui, enfin autant que possible dans notre situation, répondit Joël.
— Pareil pour moi !
Leur échange, même à mi-voix, contribua à réveiller Zara et Emilie qui avaient encore mille questions sur les lèvres face auxquelles Miranda se montra patiente et compréhensive.
— Nos hôtes ne vont sûrement pas tarder, affirma-t-elle.
Et effectivement, ce fut le cas.
Elles reçurent une coupe de liquide orangée et quelques feuilles colorées à l’amertume prononcée. Emilie s’en plaignit, en les mangeant et Joël, sans se joindre à elle, regretta mentalement le thé et les pains briochés fourrés à la confiture qu’il avait l’habitude de manger à son petit déjeuner.
Malgré tout, il était conscient que cela aurait pu être pire. Bien que dans l’incapacité de rentrez chez eux, ils étaient libres et les Turquoises étaient hospitaliers.
Par geste, ils furent invités à descendre, une opération autrement plus simple que se hisser jusqu’en haut.
Plusieurs filles étaient déjà en bas, des Turquoises à leurs côtés.
Carole, parmi elles, essayait de communiquer avec l’alien le plus proche qui lui répondait, mais c’était de toute évidence un dialogue de sourd. Cela promettait d’être frustrant à la longue.
— On pourrait dessiner pour se faire comprendre, suggéra Miranda.
Ce n’était jamais qu’un autre genre de jeu de devinettes, mais Joël supposait que tout méritait d’être testé. En l’absence de papier et crayon, il y avait toujours le sol sableux et des bâtons.
D’autres Turquoises arrivèrent dont Lance. Joël se surprit à arranger sa queue de cheval comme si l’alien allait y être sensible alors que lui-même n’avait pas de cheveux !
Dès que toutes les filles furent là, les Turquoises les guidèrent à travers une végétation bizarre et luxuriante jusqu’à un point d’eau.
Plusieurs des Turquoises y entrèrent. Un bain était à priori au programme, ce qui revenait à se dénuder, ce que Joël ne pouvait se permettre.