lundi 18 mars 2019

Encore malade et le futur de Love Boy's Love

J'ai encore attrapé un méchant virus - j'ai réussi à écrire un peu malgré tout, d'où l'épisode du jour - mais le virus fait de la résistance et je suis épuisée.
Par ailleurs, cela fait plusieurs semaines que je lutte contre la dépression qui me rend certains jours l'écriture impossible.

Alors, voilà, hors de question de ne pas aller au bout de Chocolat blanc, même si je risque de mettre longtemps à terminer l'histoire, mais après, il est probable que Love Boy's Love entre en hibernation avec juste un petit mot saisonnier pour vous informer si j'ai écrit quelque chose, si j'ai corrigé les quelques textes encore non publiés ou pas...

Merci pour ceux et celles qui me lisent encore malgré le rythme désormais plutôt irrégulier.
Un merci tout special à Jeckyll qui commente chaque épisode.

Je vous donne rendez-vous le 1er avril - et ce n'est pas une blague - pour un nouvel épisode de Chocolat blanc, car oui, nos tourtereaux sont en couple, mais ils ne vivent pas encore ensemble et leur relation est encore secrète pour leur entourage à l'exception de Dominique...

Chocolat blanc - 56

— Alors ? demanda Wyatt.
— Alors quoi ?
— Une préférence ?
Les deux avaient été bien. Le pénétrer avait été meilleur, mais il n’osa le dire. Une fois, c’était trop rapide pour se décider.
— Et toi ? répliqua-t-il.
— Il faudra que l’on recommence pour que je sache vraiment.
Cela convenait parfaitement à Kembou.
— Tu es si beau, murmura-t-il, le cœur débordant d’amour.
— Et toi, tu es superbe, dit Wyatt.
Kembou lui donna un léger baiser sur les lèvres suivi d’un sur l’épaule.
Il avait peine à croire que ça y est, ils avaient perdu tous les deux pucelages et virginités. Peut-être avaient-il brûlé les étapes, mais ce n’était que le début.
Ils restèrent encore un petit moment allongés côte à côte, puis Wyatt suggéra qu’ils se douchent.
— Ensemble ? voulut savoir Kembou.
— Pervers ! s’écria Wyatt, d’une façon qui ne laissait douter qu’il plaisantait.
Il avait cependant à priori prévu qu’ils y aillent l’un après l’autre. Ce serait pour une autre fois.
Wyatt se mit debout et grimaça.
Kembou remarqua alors les marques rouges sur ses cuisses. C’étaient quand il l’avait agrippé pour le pénétrer.
— Désolé.
— Mais non, ça va. Ne t’inquiète pas. Ce n’est rien. Et j’ai aimé comme tu as dû remarqué, ajouta Wyatt en rosissant.
Ils ne parlaient pas de la même chose, réalisa Kembou, mais il ne le corrigea pas, tout à coup certain que son précieux ami ne lui en voudrait pas.
Wyatt gagna la salle de bain d’une démarche de canard et Kembou ne put contenir son hilarité.
— Lève-toi, on verra comment tu t’en sors !  le défia Wyatt.
Kembou comprit en effet dès qu’il eut fait un pas et ce fut au tour de Wyatt de le taquiner. Même s’ils étaient désormais un couple, leur camaraderie ne s’étaient pas envolée pour autant et c’était magique.
Kembou n’avait jamais été si heureux de sa vie. Ils passèrent le reste de la journée à jouer, s’embrasser et bavarder.
Le soir, ils regardèrent un film d’action dont ils ratèrent un bon morceau, trop occuper à se frotter l’un contre l’autre.
Ils dormirent ensemble dans le lit trop petit pour deux et s’amusèrent tout le dimanche, Wyatt affirmant qu’il étudierait plus tard. Ils s’en tinrent toutefois aux baisers et caresses, trop moulus pour retenter l’expérience du sexe anal.
C’est avec beaucoup de difficulté qu’ils se quittèrent, s’arrachant aux bras l’un de l’autre avec peine.

vendredi 15 mars 2019

Chocolat blanc - 55

Que son ami s’abandonne aussi entièrement était si excitant que Kembou craignait de jouir avant même de l’avoir pénétré.
Il s’arrêta pour dérouler un préservatif sur son sexe. Wyatt patienta, son torse se levant et s’abaissant à un rythme frénétique. Ses tétons roses pointaient. Kembou y goûta, puis soulevant les cuisses de son petit ami, il pressa son gland contre l’anus de Wyatt.
Face à la grimace de ce dernier, il manqua de renoncer, mais quelque chose dans son attitude le poussa finalement à insister et il s’enfonça à l’intérieur.
C’était chaud et serré : c’était le paradis.
— Ça va ? demanda-t-il d’une voix si rauque qu’il se reconnut à peine.
L’érection de Wyatt battait de l’aile, il la ranima en le caressant avec amour et puis, il n’y tint plus et commença à bouger, s’efforçant de trouver le bon angle, celui où il frapperait la prostate, mais le plaisir était trop grand et la jouissance l’emporta. Il éjacula dans un râle et se retira et ôta le préservatif usagé, prêt à s’excuser.
Wyatte ne paraissait toutefois pas déçu. Il se redressa, l’embrassa longuement, et enfin attrapa le tube de lubrifiant qu’il pressa.
C’était le tour de Kembou. Il faillit protester. Il venait d’avoir un orgasme, c’était trop tôt. Il pouvait lui faire une fellation.
Cependant, Wyatt, après avoir glissé la main dans la raie des fesses de Kembou, captura sa bouche et Kembou ne tarda pas à se sentir à nouveau durcir.
En quelques minutes à peine, entre le baiser de Wyatt, son doigt à l’intérieur et son autre main qui glissait sur sa peau, Kembou était complètement excité.
Wyatt s’interrompit pour enfiler un préservatif et Kembou s’allongea en relevant les jambes.
Quand Wyatt chercha à le pénétrer, cela lui fit mal, mais il s’obligea à se détendre et la douleur passa.
La sensation de trop plein n’était pas exactement agréable, mais Wyatt remua doucement tout en prodiguant des soins attentifs à son membre et cela devient plaisant à défaut d’être extraordinaire.
Le meilleur était encore la vision qu’offrait Wyatt, yeux bleu-verts brillants, la bouche luisante.
Ses mouvements de va-et-vient s’accélérèrent et Kembou, comprenant que Wyatt était proche d’exploser, posa sa main sur celle de son ami pour augmenter la friction sur la partie la plus sensible de son gland afin qu’ils jouissent ensemble.
Wyatt s’écroula à côté de lui. Kembou se sentait aussi vidé, mais il avait surtout peur de se réveiller parce que cela avait tout eu d’un rêve de s’unir, non pas une mais deux fois, à Wyatt de façon aussi intime.