Il se réveilla fatigué le lendemain, triste et amer des reproches qui lui avaient été adressés. Au petit déjeuner, les filles fées de 11ème et 12ème année firent preuve de froideur à son égard. Lalloréa avait dû échauffer les esprits. Un bonjour souriant de Neyenje réconforta un peu Zibulinion.
Dans la cour intérieure, sur l'estrade, les premières fées passèrent. Pluies de pétales, fabuleux arc-en-ciels, ballets de moineaux... Toute la gamme féerique y passa.
Waltharan, d'une graine, fit pousser un pommier dont il récolta et distribua les fruits aux spectateurs avant que les branches de l'arbre ne se rétracte et que son tronc diminue jusqu'il redevienne un simple pépin.
Lalloréa, pour sa part, matérialisa des guirlandes de cœurs géants dont elle décora brièvement les sinistres murs de Daroilak.
Neyenje, lui, opta pour un feu d'artifice d'éblouissantes couleurs dans le ciel, des fleurs de lumières qui, en tombant, se transformaient en authentiques bouquets qui atterrissaient dans les mains des spectatrices. Les garçons eux n'eurent le droit à rien, excepté Zibulinion qui y plongea le nez avec plaisir pour en humer la senteur. Ces quelques fleurs étaient la preuve qu'il était rentré dans les bonnes grâces de Neyenje et que ce dernier respectait le secret de sa véritable identité.
Dans la cour intérieure, sur l'estrade, les premières fées passèrent. Pluies de pétales, fabuleux arc-en-ciels, ballets de moineaux... Toute la gamme féerique y passa.
Waltharan, d'une graine, fit pousser un pommier dont il récolta et distribua les fruits aux spectateurs avant que les branches de l'arbre ne se rétracte et que son tronc diminue jusqu'il redevienne un simple pépin.
Lalloréa, pour sa part, matérialisa des guirlandes de cœurs géants dont elle décora brièvement les sinistres murs de Daroilak.
Neyenje, lui, opta pour un feu d'artifice d'éblouissantes couleurs dans le ciel, des fleurs de lumières qui, en tombant, se transformaient en authentiques bouquets qui atterrissaient dans les mains des spectatrices. Les garçons eux n'eurent le droit à rien, excepté Zibulinion qui y plongea le nez avec plaisir pour en humer la senteur. Ces quelques fleurs étaient la preuve qu'il était rentré dans les bonnes grâces de Neyenje et que ce dernier respectait le secret de sa véritable identité.
Quand vint son tour, Zibulinion ne chercha pas à enchanter ses camarades fées parce que les satisfaire semblait perdu d'avance. Il ne s'essaya pas à la sorcellerie pour autant, il y avait un tabou là-dessus et c'eût été de la folie qu'il fasse sa première tentative en public.
A la place, Zibulinion tenta de plaire aux élèves de Daroilak en appelant à lui des animaux que ces derniers affectionnaient : araignées de tout poil, cafards, grenouilles, crapauds, rats, corbeaux et chauve-souris.
Les fées s'agitèrent inconfortablement en voyant un nuage de corbeaux et de chauve-souris obscurcir le bleu du ciel pendant que des batraciens sautaient partout et que des araignées et des cafards rampaient jusqu'à l'estrade, accompagnés de rongeurs.
En revanche, à cette arrivée massive d'animaux selon leur cœur, sorciers et sorcières se mirent à applaudir avec énergie. Aucune des autres démonstrations féériques n'avait eu le droit à des acclamations.
Zibulinion dispersa ensuite tous les animaux, invitant les araignées à ne pas toutes retourner à l'intérieur de Daroilak.
Dès qu'il fut descendu de l'estrade, leur accompagnatrice l'empoigna vivement par l'aile.
– Comment as-tu osé ?! Je ferai mon rapport à la directrice et crois-mois, tu ne t'en tireras pas sans punition. D'ailleurs, c'est le renvoi que tu mériterais !
– Je... commença Zibulinion.
– Retourne à ta place, coupa-t-elle en le relâchant.
L'aile endolorie, Zibulinion obtempéra. Les fées s'écartèrent de lui. C'était prévisible, presque risible, mais l'adolescent en fut peiné.
Après son passage, les démonstrations des autres fées se poursuivirent sans grande originalité.
Au dîner, Zibulinion fut entouré par deux sièges vides. Quand Antenhyo passa à la fin du repas, l'accompagnatrice interdit à Zibulinion de le suivre.
En silence, le sorcier mal peigné articula « ri-di-cu-le »
En se couchant, comme son aile lui faisait toujours mal, Zibulinion voulut mettre à profit les quelques soins qu'il connaissait et découvrit qu'il avait été gratifié d'un sort punitif lui interdisant toute guérison et soulagement pendant le reste du séjour à Daroilak.
Cela ne lui fit pas regretter ce qu'il avait fait. Il en avait assez de chercher à complaire à ses pairs qui trouvaient toujours à redire.
Les animaux, c'était la spécialité des fées des bois. Ce n'était tout de même pas un crime de communiquer avec les animaux favoris des sorcières ! N'étaient-ils à Daroilak que pour rivaliser avec elles et non pour sympathiser ?