– Je serais pas contre une petite pause, déclara Elxy.
– Je pourrais m'y rendre seul.
– Pas possible, non, non. Le mensonge sur la nouvelle tactique tomberait à l'eau et puis, je me sentirai pas tranquille si tu te ballades en solo.
– Maïlka ou Suénor seraient sûrement d'accord pour m'accompagner.
– C'est vrai, ça pourrait coller, bougonna Elxy en essayant d'étouffer la jalousie qu'il éprouvait. Mais ça serait aussi bien si tu peaufinais tes leçons dans notre chambre, ne put-il s'empêcher d'ajouter.
Isaak haussa les épaules, mais ne protesta pas. Depuis qu'Elxy avait cessé de chercher « son Isaak » dans le moindre de ses gestes, il appréciait de plus en plus sa compagnie et n'était plus gêné en sa présence. Le seul moment qui restait difficile, était l'heure du coucher. Chaque nuit, Isaak s'allongeait à côté d'Elxy, puis attendait que ce dernier soit endormi pour se relever et se coucher à même le sol. Au départ, ce qui lui avait déplu, c'était de s'allonger dans le même lit qu'un inconnu. Il avait détesté, le premier matin après sa perte de mémoire, se retrouver prisonnier des bras d'un homme qui prétendait en savoir plus sur lui que lui-même. A présent, il continuait à le faire, mais plus pour les mêmes raisons...
Ce soir-là, Isaak procéda comme d'habitude et s'endormit malgré le manque de confort et les ronflements d'Elxy. Ce fut l'alarme stridente signalant l'approche des Almortiens qui l'arracha au sommeil. Sur le matelas, Elxy remua également, poussa un juron étouffé et alluma la lumière. Isaak se releva sur un coude, encore tout engourdi.
– Devons-nous y aller ? demanda-t-il avec étonnement.
D'après ce qu'il avait compris, ils ne pourraient pas prendre part aux combats tant que leur Glass serait en réparation.
La tête d'Elxy apparut au-dessus de lui.
– Non, mais qu'est-ce que tu fiches par terre ?
– Disons que je suis tombé du lit...
Le mensonge était pitoyable et Elxy ne le goba pas une seule seconde.
– Te fous pas de moi ! Tu fais ça depuis quand ? Tu crois que je vais te violer ou quoi ?
Isaak ne pouvait pas nier qu'après le baiser agressif qui lui avait brûlé les lèvres à son réveil dans l'habitacle du Glass, il l'avait un peu craint, mais cette inquiétude là s'était dissipée assez vite.
– Je pensais que tu me faisais confiance, continua Elxy d'une voix où se mêlaient la colère et le désespoir. Pourquoi, bon sang, pourquoi ?
– Je pourrais m'y rendre seul.
– Pas possible, non, non. Le mensonge sur la nouvelle tactique tomberait à l'eau et puis, je me sentirai pas tranquille si tu te ballades en solo.
– Maïlka ou Suénor seraient sûrement d'accord pour m'accompagner.
– C'est vrai, ça pourrait coller, bougonna Elxy en essayant d'étouffer la jalousie qu'il éprouvait. Mais ça serait aussi bien si tu peaufinais tes leçons dans notre chambre, ne put-il s'empêcher d'ajouter.
Isaak haussa les épaules, mais ne protesta pas. Depuis qu'Elxy avait cessé de chercher « son Isaak » dans le moindre de ses gestes, il appréciait de plus en plus sa compagnie et n'était plus gêné en sa présence. Le seul moment qui restait difficile, était l'heure du coucher. Chaque nuit, Isaak s'allongeait à côté d'Elxy, puis attendait que ce dernier soit endormi pour se relever et se coucher à même le sol. Au départ, ce qui lui avait déplu, c'était de s'allonger dans le même lit qu'un inconnu. Il avait détesté, le premier matin après sa perte de mémoire, se retrouver prisonnier des bras d'un homme qui prétendait en savoir plus sur lui que lui-même. A présent, il continuait à le faire, mais plus pour les mêmes raisons...
Ce soir-là, Isaak procéda comme d'habitude et s'endormit malgré le manque de confort et les ronflements d'Elxy. Ce fut l'alarme stridente signalant l'approche des Almortiens qui l'arracha au sommeil. Sur le matelas, Elxy remua également, poussa un juron étouffé et alluma la lumière. Isaak se releva sur un coude, encore tout engourdi.
– Devons-nous y aller ? demanda-t-il avec étonnement.
D'après ce qu'il avait compris, ils ne pourraient pas prendre part aux combats tant que leur Glass serait en réparation.
La tête d'Elxy apparut au-dessus de lui.
– Non, mais qu'est-ce que tu fiches par terre ?
– Disons que je suis tombé du lit...
Le mensonge était pitoyable et Elxy ne le goba pas une seule seconde.
– Te fous pas de moi ! Tu fais ça depuis quand ? Tu crois que je vais te violer ou quoi ?
Isaak ne pouvait pas nier qu'après le baiser agressif qui lui avait brûlé les lèvres à son réveil dans l'habitacle du Glass, il l'avait un peu craint, mais cette inquiétude là s'était dissipée assez vite.
– Je pensais que tu me faisais confiance, continua Elxy d'une voix où se mêlaient la colère et le désespoir. Pourquoi, bon sang, pourquoi ?