mardi 9 mars 2010

Manga Yaoi Mars 2010

Avec mes soucis de ligne et de connexion, j'ai oublié de vous présenter les 10 nouveaux yaoi de ce mois-ci...

  • Playback de Shimaji (Editions H) : histoires courtes

  • Whispers de Bohra Naono (Asuka) : j'adore cette mangaka avec ses hommes qui ressemblent à des hommes !



  • Viewfinder - Tome 1 de Ayano Yamane (Asuka) : les dessins sont superbes, mais attention SM et viol...

  • Rien n'est impossible - Tome 1 et tome 2 de Hinako Takanaga (Taïfu Comics) : j'ai acheté en anglais les 4 tomes de cette série et je la recommande. Par contre, attention, les dessins de couvertures ne reflètent pas ceux de l'intérieur qui datent des débuts de l'auteur.


  • Tendre Voyou - Tome 3 de Sei Sakuraga (Taïfu Comics)


  • Love Mode - Tome 5 de Yuki Shimizu (Taïfu Comics)


Le boy's love à la coréenne :

  • Horror Collector - Tome 2 de So Young Lee (Samji)

lundi 8 mars 2010

Le Suivant du prince - 78 & 79

La ligne n'est pas encore réparée chez moi, mais temporairement, j'ai un autre moyen de connexion à internet... Voici donc la suite du Suivant du Prince !
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– Oui...
– Peut-être en invoquant des problèmes de santé ?
– Je crains que cela ne soit pas suffisant.
– Cela dépend de la nature de la maladie, non ?
– Bien sûr, mais ma mère m'a envoyé ici en sachant parfaitement que si je devenais votre femme et demeurais ici, cela réduirait ma durée de ma vie...
– Comment !?
– Et bien, comme vous le savez sûrement, nous autres, les elfes nous supportons mal le climat urbain. Cela raccourcit notre durée de vie qui est sinon nettement plus longue que celle des Astriens.
Si Aldrick était au courant de la différence d'espérance de vie entre elfes et humains, c'était la première fois qu'il entendait parler de la toxicité de la ville pour les elfes. Le plus grand argument des opposants au mariage étant la différence d'espérance de vie, il fallait mieux qu'ils n'apprennent pas qu'un elfe en milieu d'urbain vivait moins longtemps, car ils risquaient fort de se ranger du côté de ceux qui étaient favorables au mariage...
– Vous avez quel âge ?
Aldrick savait parfaitement qu'il ne faut jamais poser cette question à une femme, mais il comptait sur l'elfe pour ne pas s'en formaliser. Paprika ne s'offusqua en effet pas le moins du monde et répondit de bonne grâce :
– 67 ans... Chez les elfes, je suis considérée comme une jeune femme.
Elle avait donc déjà vécu 37 ans de plus que lui alors qu'elle avait l'air plus jeune que lui... C'était étrange.
– Et votre petit frère ?
– 48 ans... Il est à peine sorti de l'adolescence.
Aldrick ne put s'empêcher de rire. Lui, il allait tout juste en avoir 30 ! En tout les cas, la différence d'âge pouvait être une bonne raison de se dégager du mariage...
– Si vous séjourniez, disons un mois à Astria, vous pourriez peut-être vous montrer ennuyée de mon côté gamin tandis que je ferais valoir que je ne veux pas épouser quelqu'un de plus âgé que moi...
– N'est-ce pas un peu mince ?
– Si tout les Iridiens et tout les Astriens trouvaient que nous formions un couple idéal, sans aucun doute, mais ce n'est pas le cas.
– Un mois... Cela va faire long.
– Je ne pense pas que vous aurez le temps de vous ennuyer. La Cour est très animée...
– La personne que j'aime me manque déjà. Si seulement j'avais pu la reconnaître comme mon âme sœur... Mère aurait alors été forcée de s'incliner.
Aldrick se souvint brièvement de la légende elfe qui voulait que chaque être naisse au monde avec une moitié d'âme et tombe éperdument amoureux de l'être possédant la partie manquante.
– Je croyais que ce n'était qu'une légende, murmura-t-il.
A ces mots, la garde du corps de la princesse eut une moue dédaigneuse.
– Pour avoir déjà vu de mes propres yeux deux âmes sœurs se retrouver, je peux vous en assurer qu'il n'en est rien. Ceci dit, contrairement à certains elfes, je ne suis pas persuadée que cela soit le seul amour possible.
– Les elfes ne se marient donc pas tant qu'ils n'ont pas rencontré leur âme sœur ?
Cette fois, la garde du corps soupira bruyamment, comme excédée par tant de bêtise. La chose agaça Aldrick qui lui adressa quelques mots bien sentis :
–Vous ne faîtes guère honneur à votre princesse en vous comportant avec si peu de courtoisie. J'ignore beaucoup de choses de la culture elfique, mais je ne pense pas que vous soyez beaucoup plus au fait des coutumes humaines.
Paprika dut trouver la remontrance méritée, car elle répondit à la place de sa garde du corps :
– Vous avez raison de souligner que les elfes ne savent pas grand chose du royaume d'Astria. J'essayerai de mettre mon séjour à profit pour en apprendre plus sur les humains... et les centaures.
– Je vois que la nouvelle de la présence d'un centaure entre mes murs est arrivée jusqu'à vous.
– Vous n'espériez pas garder la chose secrète, prince Aldrick ?
Comme décidément la princesse lui était sympathique, Aldrick caressa l'idée de lui révéler ce qu'il avait appris sur les centaures pour voir comment elle réagirait. Les Iridiens en savaient peut-être plus sur les Equiliens qu'ils ne le voulaient bien l'admettre...
– Non, mais je vous en prie, appelez-moi Aldrick.
– Seulement si vous m'appelez Paprika.
– En privé uniquement, alors. Sinon, mon Grand Chambellan ne me le pardonnerait jamais.
Aldrick crut entendre Youri étouffer un petit rire.
– Vous parlez de l'homme qui portait la grande robe rouge, hier, à votre droite ?
– Lui-même.
– Il a en effet l'air un peu collé-monté.
Paprika et lui étaient vraiment faits pour s'entendre.
– Je...
La phrase du prince fut interrompue par une voix aigüe à l'extérieur du pavillon :
– Paprika ! Paprika ! Je sais que tu es là !
– Votre frère ?
– J'en ai peur.
– Youri, va lui ouvrir.
Le jeune homme obéit et, quelques instants plus tard, un elfe à l'air survolté débarqua dans la pièce.
– Que fais-tu en tête à tête avec cet humain ! s'exclama-t-il.
Paprika ne se laissa pas démonter.
– Aldrick, j'ai le plaisir de vous présenter Safriki, mon jeune frère.
– Je suis enchanté de faire sa connaissance.
Le sourire de connivence qu'échangèrent Aldrick et sa sœur n'échappa pas à Safriki qui s'énerva encore plus.
– Ne me dis pas que finalement tu veux épouser ce... cet individu !?

lundi 1 mars 2010

Le Suivant du prince - 77


Aldrick et Youri arrivèrent avec près de dix minutes de retard au petit pavillon du parc du château dans lequel le prince avait fixé la rencontre. La princesse Paprika agitait avec nervosité ses ailes dorés tandis que sa garde du corps, une elfe à l'air peu commode faisait les cent pas devant la porte du pavillon. Aldrick présenta ses plus plates excuses en les faisant entrer, puis les invita à s'assoir dans de confortables fauteuils. Paprika et sa garde du corps s'installèrent en face de Aldrick et de son Suivant. Ils se regardèrent un instant, se jaugeant mutuellement, puis, sans le moindre préambule, Paprika déclara :
– Je préfère vous prévenir de suite prince Aldrick, je n'ai pas la moindre intention de vous épouser.
Le prince grimaça. Il n'avait pas envie non plus de prendre Paprika pour femme, mais il trouvait vexant qu'elle le dise aussi rapidement et avec autant de facilité. Cela le blessait dans sa fierté masculine.
Paprika poursuivit :
– Je n'ai rien contre vous, mais quelqu'un m'attend en Iridia. Ma mère n'approuve malheureusement pas cette relation et c'est pourquoi, elle m'a envoyée ici.
Ainsi, ce n'était donc pas le Ministre des Relations Extérieures et son argumentaire qui avait convaincu Libel I d'envoyer sa fille à Astria, mais le désir de la séparer d'une personne jugée non acceptable pour une princesse elfe. Aldrick ne pouvait que compatir avec la jolie princesse. Lui aussi n'était pas libre d'épouser la personne qu'il aurait voulu... Aldrick glissa un regard mélancolique à Youri qui se tenait à sa gauche, fidèle à son poste de Suivant.
– Mon cœur est également déjà pris.
– Je me réjouis d'entendre ces mots. Puis-je espérer que vous ne me forcerez donc pas à vous épouser ?
– Puisque ni vous ni moi ne le souhaitons, je ne vois pas pourquoi il y aurait un mariage... et ce d'autant plus que je crois bien qu'une partie de mon peuple et du vôtre sont opposés à notre union.
Paprika eut un petit rire cristallin tout à fait charmant.
– Mon petit frère est d'ailleurs du nombre. Il m'a accompagné ici contre la la volonté de mère afin de ne pas me laisser seule avec ces « primates d'Astriens. »
– Il m'a l'air charmant... dit Aldrick d'un ton plein d'ironie.
– Il l'est... mais il est assez pénible également. Si j'ai demandé à ce que nous nous rencontrions d'aussi bon matin, c'était pour être sûre d'échapper à sa vigilance.
– Je vois... Maintenant que nous sommes d'accord sur la question de notre mariage, que proposez-vous ?
– Et bien... Repartir immédiatement n'est hélas pas envisageable...
– C'est certain. Il faut, avant cela, convaincre ceux qui souhaitent notre union.

Nota Bene : chez moi, mon fournisseur d'accès fait des siennes et je n'ai plus internet. S'il n'y a pas d'épisode mardi, c'est que le problème n'aura pas été résolu... Mais promis, je serais de retour dès que possible avec de nouveaux épisodes !