vendredi 17 juillet 2009

Cicatrices - Chap 8 : 180°C (9)

Ils se rendirent dans la chambre. Il y eu un curieux moment de flottement, puis finalement Liam entreprit d'ôter le haut de Peter. Quand le jeune homme se retrouva torse nu, il y eu de nouveau un bref moment de pause. Puis, Liam se pencha légèrement pour capturer les lèvres de Peter. C'était doux, presque tendre. Ensuite, l'homme à la cicatrice suça le téton tout en défaisant le bouton du jeans de Peter. Il dut batailler un peu avec la fermeture éclair, car l'érection du jeune homme compliquait les choses. De son côté Peter peinait avec la boucle de ceinture de Liam. Les mains caressantes sur ses hanches ne l'aidait pas à se concentrer sur la question. Ce fut Liam qui acheva de se déshabiller pendant que Peter, bien décidé à bien profiter du temps passé en compagnie de l'homme à la cicatrice, le caressait. Enfin, ils furent entièrement nus. Le jeune homme se coucha dans le lit et se sentit étrangement embarrassé devant le regard admiratif dont l'enveloppait Liam. Ce dernier finit par le rejoindre, mais se plaça au-dessus de lui, tête-bêche. Peter n'hésita pas à lécher le pénis en érection qui se trouvait son son nez. Au même instant, la bouche de Liam se referma sur le sexe de Peter dont tout le corps devint brûlant. Au bout d'un moment, Liam s'écarta, se redressa et ouvrit le tiroir de la table de nuit. Il déroula un préservatif sur le sexe de Peter qui crut qu'il allait être obligé de rendre la pareille, mais il n'en fut rien. Liam mit le sien d'une main, tout en caressant le pénis du jeune homme de l'autre. Liam sortit ensuite du tiroir le tube de lubrifiant, en mit sur ses doigts, puis glissa sa main entre les fesses de Peter qui gémit en sentant les doigts aller et venir en lui.
– Tu es prêt ?
La question n'avait été qu'un murmure, mais Peter l'entendit. Il hocha la tête, incapable de parler. Liam le pénétra et la pointe d'inquiétude qu'avait ressenti le jeune homme s'envola. Il n'y eut bientôt plus que le plaisir qui montait à chaque coup de reins. Ils jouirent pratiquement ensemble. Liam se dégagea doucement, la boîte de mouchoirs sur le dessus la table de nuit et la mit entre eux. En silence, ils défirent chacun leur préservatif et s'essuyèrent leur sexe. Liam bailla, puis apparemment épuisé, il sombra dans un profond sommeil. Peter le regarda, un sourire rêveur aux lèvres. Ensuite, il se redressa et se leva lentement. Il attrapa les mouchoirs sales et alla jeter le tout dans la poubelle de la salle de bains. En espérant que cela ne dérangerait pas l'homme à la cicatrice, il prit une douche rapide avant de regagner la chambre. Liam ronflait. Peter étouffa un petit rire, amusé par la drôle de sonorité du ronflement. Il éteignit la lumière, puis s'allongea dans le lit. C'était étrange d'être de nouveau là, à côté de l'homme à la cicatrice. Même s'il aurait été bien en peine de dire en quoi, leur rapport sexuel avait été différent des autres fois. Bien que les intentions de l'homme à la cicatrice à son égard soient toujours obscures, quelque chose avait changé... Il verrait bien demain... A son tour, Peter s'endormit.

(Fin du Chapitre 8)

jeudi 16 juillet 2009

Cicatrices - Chap 8 : 180°C (8)

Son visage était encore marqué quand arriva vendredi soir. Il avait cette fois tout prévu pour dormir chez l'homme à la cicatrice. Dans son impatience à le revoir, il arriva en avance devant le cinéma où ils s'étaient donnés rendez-vous. D'un œil critique, il examina son reflet dans la porte vitrée. Après s'être recoiffé en passant la main dans ses cheveux bruns, il décida qu'il présentait bien. Liam arriva juste quelques minutes avant le début du film. Il portait un élégant costume marron qui se mariait bien avec ses yeux noisettes. Peter le caressa du regard : il avait envie de le toucher. Ils n'eurent guère le temps d'échanger guère plus que quelques banalités avant le début du film. Terriblement conscient de la présence toute proche de Liam, le jeune homme eut beaucoup de mal à se concentrer sur le film qui enchaînait pourtant avec maestria les courses-poursuites. Quand ils sortirent du cinéma, Peter parvint cependant à donner le change quand Liam se mit à discuter du film. Ce n'est que quand ils furent arrivés dans l'appartement de Liam que ce dernier arrêta de parler de voitures et de poursuites.
– Qu'est-ce qui t'es arrivé ? demanda-t-il en désignant le coin de la lèvre de Peter.
– Je me suis pris un coup de poing. Cadeau d'ami.
– L'homophobe ? Jack, c'est ça ?
Cela toucha Peter qu'il se souvienne.
– Non. A dire vrai, nous nous sommes même réconciliés. Il faut juste ne pas parler du sujet qui fâche.
Quand Vicky avait en effet le malheur d'évoquer l'homosexualité, Jack se refermait comme une huître. Et puis, il y avait toujours cette distance que gardait Jack.
– Tant mieux. Ça a dû faire mal... Serait-ce indiscret de savoir le pourquoi du comment ?
Peter expliqua très brièvement.
– L'être humain est compliqué, conclut Liam. D'ailleurs, j'imagine que tu dois te demander pourquoi après tout ce que je t'ai dit sur ton âge, je t'ai réinvité...
– En effet, répondit sobrement le jeune homme alors qu'il était dévoré de curiosité.
– De mon côté, je me demande pourquoi tu as accepté mon invitation... Suis-je un si bon amant que ça ?
Liam avait pris un ton léger. Il ne répondait pas au problème qu'il avait lui même soulevé... Peter soupira très légèrement. Un bon amant ? Il n'avait pas beaucoup de matière à comparaison. Il déclara finalement sur le même ton que l'homme à la cicatrice :
– Devrais-je avoir une autre raison d'être ici ?
Liam rit, amusé par cette repartie. Ensuite, il embrassa Peter. Cette fois le baiser lui plut. Peut-être s'habituait-il à la chose. A moins que Liam n'ait procédé différemment.

mercredi 15 juillet 2009

Cicatrices - Chap 8 : 180°C (7)

Dans l'après-midi Nathan rentra et lui lança un curieux regard. Il faut dire que Peter avait été joliment amoché par le coup de Tom. Au lieu de lui demander ce qui lui était arrivé, son frère lui lança une remarque mordante :
– Si tu pouvais te faire arranger encore un peu plus le portrait, ce serait bien.
– Je me suis cogné...
Contre un poing fermé.
Nathan haussa les épaules, montrant ainsi que cela ne l'intéressait pas. A son retour, son père commenta sa maladresse. Seule sa mère fit preuve d'un minimum d'inquiétude. Cependant, elle ne s'attarda guère sur la question. Elle avait eu un ennui au travail et elle s'empressa de raconter l'affaire en détails.

Le lendemain, Tom brilla par son absence. Jack, lui, était redevenu presque comme avant de savoir l'homosexualité de Peter : il s'asseyait à côté de lui comme autrefois, mais il plaçait sa chaise à l'extrémité de la table. A la pause de midi, Peter lui présenta Vicky qui se montra très froide dans un premier temps : un homophobe, très peu pour elle ! Cependant, le charme de Jack finit par opérer. Quelques plaisanteries bien placées, un sourire gentiment moqueur, une discussion animée sur un chanteur, une promesse d'échange de CDs et le tour fut joué. Une fois qu'ils eurent fait connaissance, ils s'allièrent pour soutirer des informations à Peter à propos du coup que lui avait filé Tom. Le jeune homme refusa cependant de répondre. Il ne voulait pas dévoiler l'amour de Tom à Jack et la jalousie qui l'avait poussé à ce geste rageur. Il aurait pu le dire à Vicky qui était au courant de la situation, mais pas question de le faire en présence de Jack. C'est presque avec soulagement que Peter vit arriver la fin de la pause. Ils avaient beaucoup insisté et résister avait été fatiguant. Et puis il avait autre chose en tête : les intentions de l'homme à la cicatrice à son égard. C'était ça le sujet de ses préoccupations.. En fin de journée, Clarence lui téléphona. Mais lui aussi était plus intéressé par les motivations de Tom que par autre chose. Seulement, il était délicat de parler de ça en public, aussi Clarence fit également chou blanc.

Les jours suivants furent étranges. A présent, c'était Tom qui était isolé tandis que Jack, Peter et parfois Vicky se trouvaient ensemble dans les derniers rangs. La situation rendait Peter mal à l'aise, mais il considérait que c'était à Tom de faire le premier pas.