C'est l'été et je pars en vacances dans un lieu où il me sera difficile de me connecter sur internet. Je vous donne donc rendez-vous le 3 août pour la suite des mésaventures de Lykandré !
mercredi 13 juillet 2011
Lykandré - 36
– T'es sûr que c'est bien un andromachin ?
– Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre, pauvre tâche ! T'as déjà vu beaucoup de loup se balader dans les rues ?
– Putain ! Vont nous faire moisir ici combien de temps ?
– Avec le blé qu'on va nous donner pour bibi, je peux t'assurer que poireauter vaut le coup.
La porte au fond à gauche s'ouvrit, mais les jeunes humains n'interrompirent pas leurs bavardages pour autant. Cela ne devait pas être les personnes qu'ils attendaient... Cependant, c'était deux personnes que Lykandré reconnut immédiatement. Jun et Danno. Ils portaient une cage grillagée apparemment vide. Retrouver les deux personnes qui savaient où était son île alors qu'il venait d'être à nouveau fait prisonnier, fit rager Lykandré. Un grondement rauque s'échappa de sa gorge et malgré le filet et la douleur, il tenta de se mettre sur ses pattes. Tous les regards convergèrent alors vers lui. L'un des jeunes humains se leva et lui enfonça à trois reprises la pointe de sa botte dans les côtés, ce qui fit geindre Lykandré dont le corps était déjà meurtri. Jun pâlit et glissa quelques mots à son compagnon.
– T'es pas bien ! s'écria Danno.
– Elle est où votre bestiole ? les interpella un des jeunes.
– Dans la cage. C'est une mygale, répondit le costaud.
Le jeune qui venait de frapper Lykandré ricana.
– Vous avez pas l'impression d'avoir surestimé la taille de la cage ?
Danno ne se donna pas la peine de répondre, mais Lykandré devina que c'était parce que l'animal en question pouvait se transformer à tout moment en humain.
– Dites, vous l'avez choppé où votre loup ? demanda Danno.
– C'est pas vos oignons.
– Vrai. Mais on a livré le même à un laboratoire de recherches, pas plus tard qu'il y a deux mois...
Le jeune haussa les épaules.
– C'est peut-être son frère jumeau, coupa-t-il. Ou alors il s'est échappé. De toute façon, on s'en branle, il est à nous puisque c'est nous qui l'avons capturé alors qu'il errait en ville.
– Vous espérez en tirer combien ? intervint Jun.
– Le max ! Il paraît que M.Ritahoro est très généreux.
A ce moment-là, la porte située au fond à droite s'ouvrit sur un homme chauve aux yeux perçants qui tenait une pochette sous le bras.
– C'est vrai, je le suis, mais tout dépend de la marchandise, déclara-t-il.
Les jeunes se mirent debout et approchèrent de l'homme, pressés de conclure l'affaire. Cependant, le chauve les ignora et se tourna vers Danno et Jun.
– Votre chef m'a informé de votre visite. Vous avez mon araignée, n'est-ce pas ?
Danno pointa la cage. Le chauve regarda attentivement à l'intérieur et se frotta les mains.
– Juste ce qu'il me fallait pour mon film d'horreur, déclara-t-il.
– Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre, pauvre tâche ! T'as déjà vu beaucoup de loup se balader dans les rues ?
– Putain ! Vont nous faire moisir ici combien de temps ?
– Avec le blé qu'on va nous donner pour bibi, je peux t'assurer que poireauter vaut le coup.
La porte au fond à gauche s'ouvrit, mais les jeunes humains n'interrompirent pas leurs bavardages pour autant. Cela ne devait pas être les personnes qu'ils attendaient... Cependant, c'était deux personnes que Lykandré reconnut immédiatement. Jun et Danno. Ils portaient une cage grillagée apparemment vide. Retrouver les deux personnes qui savaient où était son île alors qu'il venait d'être à nouveau fait prisonnier, fit rager Lykandré. Un grondement rauque s'échappa de sa gorge et malgré le filet et la douleur, il tenta de se mettre sur ses pattes. Tous les regards convergèrent alors vers lui. L'un des jeunes humains se leva et lui enfonça à trois reprises la pointe de sa botte dans les côtés, ce qui fit geindre Lykandré dont le corps était déjà meurtri. Jun pâlit et glissa quelques mots à son compagnon.
– T'es pas bien ! s'écria Danno.
– Elle est où votre bestiole ? les interpella un des jeunes.
– Dans la cage. C'est une mygale, répondit le costaud.
Le jeune qui venait de frapper Lykandré ricana.
– Vous avez pas l'impression d'avoir surestimé la taille de la cage ?
Danno ne se donna pas la peine de répondre, mais Lykandré devina que c'était parce que l'animal en question pouvait se transformer à tout moment en humain.
– Dites, vous l'avez choppé où votre loup ? demanda Danno.
– C'est pas vos oignons.
– Vrai. Mais on a livré le même à un laboratoire de recherches, pas plus tard qu'il y a deux mois...
Le jeune haussa les épaules.
– C'est peut-être son frère jumeau, coupa-t-il. Ou alors il s'est échappé. De toute façon, on s'en branle, il est à nous puisque c'est nous qui l'avons capturé alors qu'il errait en ville.
– Vous espérez en tirer combien ? intervint Jun.
– Le max ! Il paraît que M.Ritahoro est très généreux.
A ce moment-là, la porte située au fond à droite s'ouvrit sur un homme chauve aux yeux perçants qui tenait une pochette sous le bras.
– C'est vrai, je le suis, mais tout dépend de la marchandise, déclara-t-il.
Les jeunes se mirent debout et approchèrent de l'homme, pressés de conclure l'affaire. Cependant, le chauve les ignora et se tourna vers Danno et Jun.
– Votre chef m'a informé de votre visite. Vous avez mon araignée, n'est-ce pas ?
Danno pointa la cage. Le chauve regarda attentivement à l'intérieur et se frotta les mains.
– Juste ce qu'il me fallait pour mon film d'horreur, déclara-t-il.
mardi 12 juillet 2011
Lykandré - 35
Transi de froid, il attendit malgré tout que la nuit revienne pour quitter son abri. La pluie avait cessé, mais il n'était toujours pas redevenu loup. Il éternua à trois reprises et reprit son voyage.
Cependant, son odorat déficient l'empêcha d'éviter un couple d'humains qui le regardèrent avec des yeux ronds. Lykandré voulut se fondre dans la nuit, mais son corps lui fit défaut et se mit à se transformer. La femme hurla. L'homme se mit devant sa compagne pour la protéger de la créature monstrueuse. Dès que ses pattes toutes nouvellement retrouvées voulurent bien le soutenir, le loup s'éloigna d'eux
Quand les premiers rayons du soleil apparurent, il se dénicha une cachette, se demandant si avoir été vu sous sa forme humaine lui attirerait beaucoup d'ennuis comme l'avait mis en garde Blacky.
Il eut la réponse deux nuits plus tard, quand il entendit des vrombissements et qu'au lieu de se contenter de passer, des humains montés sur des engins à deux roues ralentirent leur vitesse. Lykandré se rencogna dans l'ombre, mais ce fut peine perdue, car des lumières vinrent l'éblouir.
– Le voilà ! cria l'un d'eux.
Le loup prit aussitôt la fuite, mais même en courant aussi vite que ses pattes pouvaient le porter, il ne put semer ses cinq poursuivants. Deux le dépassèrent, lui coupant la route et les trois autres lui barrèrent toute possibilité de retraite. Ainsi, encerclé, le poil de Lykandré se hérissa et il se mit gronder en montrant ses crocs de manière agressive. Il sentit la peur émaner de trois de ses adversaires, mais ils ne dégagèrent pas le passage pour autant.
Le statut quo durant quelques instants, puis Lykandré se jeta avec férocité sur l'un des humains montés sur roue et le renversa lui et son engin. Hélas, avant qu'il puisse s'échapper, les quatre humains restant reformèrent un cercle plus étroit autour de lui. A nouveau, Lykandré bondit, mais cette fois, il fut accueillit par une barre en métal et il retomba avec brutalité sur l'asphalte. Les humains quittèrent alors leurs véhicules et les coups se mirent à pleuvoir sur le loup. Il se défendit avec sauvagerie, n'hésitant pas à user de ses crocs, mais ils étaient trop nombreux et il s'écroula, sonné. Ils continuèrent toutefois à le frapper jusqu'à ce qu'il perde conscience.
Quand il reprit ses esprits, il découvrit qu'il était emberlificoté dans les mailles d'un filet et qu'il se trouvait dans une pièce sans fenêtres éclairée par une lumière rougeâtre. Tout son corps était endolori et une odeur de sang séché flottait.
Non loin de lui, les humains qui l'avaient capturé discutaient entre eux avec animation, assis sur des chaises disposées le long du mur.
– Vous allez voir, on va en tirer un beau paquet de pognon.
Cependant, son odorat déficient l'empêcha d'éviter un couple d'humains qui le regardèrent avec des yeux ronds. Lykandré voulut se fondre dans la nuit, mais son corps lui fit défaut et se mit à se transformer. La femme hurla. L'homme se mit devant sa compagne pour la protéger de la créature monstrueuse. Dès que ses pattes toutes nouvellement retrouvées voulurent bien le soutenir, le loup s'éloigna d'eux
Quand les premiers rayons du soleil apparurent, il se dénicha une cachette, se demandant si avoir été vu sous sa forme humaine lui attirerait beaucoup d'ennuis comme l'avait mis en garde Blacky.
Il eut la réponse deux nuits plus tard, quand il entendit des vrombissements et qu'au lieu de se contenter de passer, des humains montés sur des engins à deux roues ralentirent leur vitesse. Lykandré se rencogna dans l'ombre, mais ce fut peine perdue, car des lumières vinrent l'éblouir.
– Le voilà ! cria l'un d'eux.
Le loup prit aussitôt la fuite, mais même en courant aussi vite que ses pattes pouvaient le porter, il ne put semer ses cinq poursuivants. Deux le dépassèrent, lui coupant la route et les trois autres lui barrèrent toute possibilité de retraite. Ainsi, encerclé, le poil de Lykandré se hérissa et il se mit gronder en montrant ses crocs de manière agressive. Il sentit la peur émaner de trois de ses adversaires, mais ils ne dégagèrent pas le passage pour autant.
Le statut quo durant quelques instants, puis Lykandré se jeta avec férocité sur l'un des humains montés sur roue et le renversa lui et son engin. Hélas, avant qu'il puisse s'échapper, les quatre humains restant reformèrent un cercle plus étroit autour de lui. A nouveau, Lykandré bondit, mais cette fois, il fut accueillit par une barre en métal et il retomba avec brutalité sur l'asphalte. Les humains quittèrent alors leurs véhicules et les coups se mirent à pleuvoir sur le loup. Il se défendit avec sauvagerie, n'hésitant pas à user de ses crocs, mais ils étaient trop nombreux et il s'écroula, sonné. Ils continuèrent toutefois à le frapper jusqu'à ce qu'il perde conscience.
Quand il reprit ses esprits, il découvrit qu'il était emberlificoté dans les mailles d'un filet et qu'il se trouvait dans une pièce sans fenêtres éclairée par une lumière rougeâtre. Tout son corps était endolori et une odeur de sang séché flottait.
Non loin de lui, les humains qui l'avaient capturé discutaient entre eux avec animation, assis sur des chaises disposées le long du mur.
– Vous allez voir, on va en tirer un beau paquet de pognon.
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