vendredi 3 avril 2020

L'empreinte de l'orc - 85

Ils avaient été arrêté à plusieurs reprises par des humains sur le chemin, mais chaque fois Roknok avait réglé la chose en montrant un message orné du sceau du roi des orcs accompagné d’un passe-droit signé par Adam le sixième laissé à la forteresse par le dernier dignitaire humain à être venu à Orcania.
Le trajet avait été globalement tranquille. Il n’y avait hélas point besoin de pouvoirs magiques pour deviner que la fin du voyage marquait le début des ennuis.
Même s’ils furent autorisés à entrer, ils reçurent un accueil glacial à la porte du château.
Sans surprise, ils suscitèrent la curiosité des gens. Un ambasseur orc et son garde, flanqués d’un humain, c’était du jamais vu.
Ce qui acheva de faire scandale fut le moment où Gukrik refusa que Cyan et lui aient une chambre séparée : « Une seule suffirait pour lui et son partenaire. »
L’homme en livrée aux cheveux poivre-sel chargé de s’occuper d’eux, écarquilla les yeux et demeura longuement bouché bée avant de finir par s’ébrouer et d’affirmer que cela n’était pas un problème.
Le pire était malheureusement à venir. Ils étaient invités le soir même à un banquet organisé par Adam le sixième.
Ils avaient à peine franchi la porte et été annoncé par un laquais qu’ils devinrent le point de mire de l’assemblée.
Une vague de murmures suivirent leur avancée dans la salle. Certains semblaient se moquer d’être ou non entendus.
Cyan aurait préféré que la terre se dérobe sous ses pieds plutôt qu’être forcé de soutenir tous ses regards qui convergeaient vers eux, le dévisageant ou se fixant sur l’empreinte ornant son torse.
« Qu’il est laid… » « Normal qu’il ait été obligé de se rabattre sur un orc... » « Vous avez vu son tatouage vert… »
Un serviteur plaça Roknok à une table et Gulrik et Cyan à une autre. Sans être exactement séparés, ils n’étaient pas côte à côte, mais face à face, le point fâcheux étant la largeur de la table. Il ne leur était pas vraiment possible de converser, du moins pas s’ils ne voulaient pas en faire profiter toutes les personnes les entourant.
Cyan était au comble du malaise dans ce décor luxueux, centre d’une attention dont il serait fort bien passée.
Ses voisins de table n’arrangèrent rien en se montrant d’une indiscrétion totale.

jeudi 2 avril 2020

L'empreinte de l'orc - 84

Au bout de trois jours de voyage en carrosse, les deux orcs étaient sur les nerfs. Roknok était plus muet que jamais. Gulrik était dans un meilleur état, sans doute parce que Cyan n’hésitait pas à l’embrasser pour lui faire oublier leur moyen de transport, ce qui se terminait toujours par des orgasmes.
Il n’était jamais question de fellation, du moins pour Cyan, comme si Gulrik ne souhaitait plus que Cyan lui en fasse. Néanmoins, vu que l’orc ne semblait le juger souillé d’aucune façon et qu’il était terriblement gentil, ce devait être pour l’épargner.
Même si Cyan appréciait l’attention, il voulait dépasser sa peur.
Aussi, quand, le jour suivant, inévitablement, le baiser dégénéra, Cyan s’agenouilla entre les deux banquettes, entre les jambes musclées de l’orc.
— Tu n’es pas obligé, assura Gulrik.
— Je sais.
Cyan inspira à fond et garda les yeux ouverts, essayant de chasser au loin le souvenir de Vaknor.
L’acte avait beau être identique, ce n’était pas pareil. C’était son choix. Il s’agissait d’un plaisir partagé entre lui et Gulrik dont les yeux noirs étaient empreint de chaleur.
Cyan ouvrit lentement la bouche, attrapa le pénis brûlant de l’orc et commença à en sucer le bout.
Gulrik resta parfaitement immobile, seule sa respiration haletante trahissant son excitation, de même que l’abondance de son fluide séminal. Il ne maintenait Cyan d’aucune façon, le laissant libre de ses mouvements. Il devait se douter que Cyan paniquerait s’il posait une main sur son crâne ou donnait un quelconque coup de rein.
Cyan ne pouvait d’ailleurs s’empêcher d’être sur le qui-vive. Il ne se rappelait que trop bien comment Vaknor avait manqué de l’étouffer. En même temps, c’était bon de goûter à nouveau à Gulrik, de le sentir palpiter contre sa langue.
— Je vais jouir, prévint Gulrik dans un grognement guttural.
Cyan décida de s’écarter pour cette fois. Il remplaça sa bouche par ses mains recueillant le sperme qu’il lécha ensuite sous l’œil brillant de Gulrik qui l’attrapa par le poignet et le fit s’asseoir sur l’une de ses cuisses avant de l’embrasser.
Un coup à la paroi du carrosse les amena à se séparer.
Gulrik tira le rideau et passa la tête à la fenêtre.
— Quoi ? grogna-t-il.
Roknok ne lui répondit pas, mais quand Gulrik se réinstalla sur le siège, il déclara :
— Le château du roi de Humania est en vue.
Cyan frémit. Il n’avait pas vraiment oublié ce qui les attendait au bout de leur voyage, mais il s’était laissé aller au plaisir d’être avec Gulrik, de pouvoir l’embrasser et lui parler sans crainte.
Il avait confié à Gulrik quelques épisodes de son enfance au temple et dans la première auberge où il avait servi, ainsi que des passages de sa vie à la forge et il avait réussi à apprendre quelques petites choses sur l’enfance du prince des orcs, la façon dont Gulrik avait été éduqué dès son plus jeune âge pour régner, et être performant sur tous les plans.
Il avait même pu être rassuré sur l’idendité de la personne à laquelle Gulrik avait offert les anneaux d’or achetés à Manchor : sa cousine.

mercredi 1 avril 2020

L'empreinte de l'orc - 83

Le carrosse se mit en branle, ils quittèrent la ville, et l’humeur de Gulrik alla en s’assombrissant.
Cyan acheva de tirer les rideaux du véhicule qui l’étaient déjà à moitié avant de l’embrasser pour le distraire.
Il ne comptait pas faire plus à l’origine, mais c’était sans compter Gulrik qui l’attira sur ses genoux, glissa une main sous les fesses de Cyan et une autre dans l’encolure de sa chemise pour taquiner ses tétons, tout en effectuant des mouvements de langue qui mimait l’acte sexuel. Avec tout ça, Cyan était au bord de la jouissance.
Il n’avait pas envie que cela s’arrête et en même temps, ils étaient dans un véhicule en marche, une mince paroi les séparant de Roknok et du reste du monde.
La large main de Gulrik remonta par l’arrière, se refermant sur son entrejambe. Il caressa l’érection de Cyan, pestant brièvement contre les pantalons et ravagea à nouveau la bouche de Cyan sans cesser de jouer avec les pointes sensibles de ses tétons.
C’était trop de sensations, trop de plaisir et Cyan fut traversé d’un intense orgasme.
La verge de Gulrik, sous lui, était toujours plus dure que la pierre.
La prendre en bouche aurait été une bonne idée si l’acte n’avait fait remonter de mauvais souvenirs chez Cyan - la manière dégradante dont Vaknor l’avait utilisé.
Cela n’avait bien sûr rien à voir, car Cyan aimait Gulrik, et malgré tout, impossible de ne pas repenser à l’affreux moment avec Vaknor…
Gulrik dégagea son membre dur et dressé au bout duquel perlaient des gouttes laiteuses. Cependant, au lieu d’inviter Cyan à le sucer, il le manœuvra de façon à loger son pénis entre les cuisses serrées de Cyan. Il effectua des sauvages mouvements de va-et-vients avant de pousser un grondement guttural qui fit tressaillir de plaisir Cyan, même s’il était encore trop pour qu’il jouisse à nouveau.
Le flot de sperme chaud de l'orc acheva de tremper le pantalon de Cyan.
Il allait être obligé de se changer et hélas, leurs sacs étaient sur le toit du carrosse. Roknok saurait ce qu’ils avaient fait. Enfin, de toute façon, il avait dû les entendre. Cyan serait bon pour être embarrassé, mais cela en avait valu la peine.