Pendant des semaines, des jeunes femmes défilèrent au château. Des bergères aux filles de duchesses, toutes venaient tenter leur chance, mais invariablement, leurs pieds flottaient dans le pantoufle de verre. Javotte et Jubilée qui auraient été prêtes à se couper le talon s'il avait fallu, se débrouillèrent pour que leurs pieds gonflent. Cependant le résultat dépassa leurs espérances et elles ne purent pas rentrer dans la chaussure !
Finalement, six semaines après l'édit du roi, alors que le prince commençait à craindre de s'y être mal pris, une petite vieille toute ridée vint essayer la pantoufle. Tout le monde se moquait d'elle, mais elle faisait la sourde oreille. Le serviteur qui faisait essayer la chaussure voulut la refouler d'office, mais la vieille l'ignora, lui et le soulier, pour s'adresser au prince qui surveillait de loin les essayages.
– Je sais, moi, à qui appartient cette pantoufle de verre ! Si vous voulez bien vous approcher, je vous le dirais à l'oreille.
Laurent, se disant qu'il n'avait rien à perdre, rejoignit la vieille femme et l'attira à l'écart. Lili, car c'était elle, lui indiqua où se trouvait la maison des Léonias et lui dit de venir après le douzième coup de minuit avec la pantoufle de verre. Elle se chargerait de l'introduire à l'intérieur afin de reconstituer la paire de chaussures !
Bien que le prince trouva toute l'histoire louche, il accepta. Il avait envie de croire que la vieille femme disait la vérité.
Cette nuit-là, alors que Cendrillon, assis sur un tabouret, raccommodait sa chemise à la lueur de la bougie, il vit entrer Lili dans la cuisine. Il ne fut pas surpris, car depuis la soirée où il était revenu en larmes du château, elle venait presque tous les jours lui rendre visite pour le réconforter. Cependant, quand derrière elle, la tête rousse du prince apparut, son aiguille lui tomba des mains. Il aurait voulu partir se cacher, mais c'était trop tard. Laurent l'avait vu.
– Qu'as-tu fait, Lili ?! s'exclama-t-il.
– Taratata ! J'en avais assez de te voir malheureux, et qui ne tente rien, n'a rien, expliqua la vieille femme.
– Je suis content de vous revoir, déclara le prince et, s'agenouillant devant le jeune homme, il lui ôta son sabot pour lui enfiler la pantoufle de verre.
– Mais, vous voyez bien que je suis un homme, balbutia Cendrillon en montrant son torse nu.
– Personne n'est parfait, répliqua Laurent et se relevant, il l'embrassa avec passion.
– Nous ne pouvons pas nous marier et avoir des enfants, objecta Cendrillon, quand le baiser s'acheva.
– Nous pouvons vivre très longtemps et très heureux sans cela, rétorqua le prince.
Finalement, six semaines après l'édit du roi, alors que le prince commençait à craindre de s'y être mal pris, une petite vieille toute ridée vint essayer la pantoufle. Tout le monde se moquait d'elle, mais elle faisait la sourde oreille. Le serviteur qui faisait essayer la chaussure voulut la refouler d'office, mais la vieille l'ignora, lui et le soulier, pour s'adresser au prince qui surveillait de loin les essayages.
– Je sais, moi, à qui appartient cette pantoufle de verre ! Si vous voulez bien vous approcher, je vous le dirais à l'oreille.
Laurent, se disant qu'il n'avait rien à perdre, rejoignit la vieille femme et l'attira à l'écart. Lili, car c'était elle, lui indiqua où se trouvait la maison des Léonias et lui dit de venir après le douzième coup de minuit avec la pantoufle de verre. Elle se chargerait de l'introduire à l'intérieur afin de reconstituer la paire de chaussures !
Bien que le prince trouva toute l'histoire louche, il accepta. Il avait envie de croire que la vieille femme disait la vérité.
Cette nuit-là, alors que Cendrillon, assis sur un tabouret, raccommodait sa chemise à la lueur de la bougie, il vit entrer Lili dans la cuisine. Il ne fut pas surpris, car depuis la soirée où il était revenu en larmes du château, elle venait presque tous les jours lui rendre visite pour le réconforter. Cependant, quand derrière elle, la tête rousse du prince apparut, son aiguille lui tomba des mains. Il aurait voulu partir se cacher, mais c'était trop tard. Laurent l'avait vu.
– Qu'as-tu fait, Lili ?! s'exclama-t-il.
– Taratata ! J'en avais assez de te voir malheureux, et qui ne tente rien, n'a rien, expliqua la vieille femme.
– Je suis content de vous revoir, déclara le prince et, s'agenouillant devant le jeune homme, il lui ôta son sabot pour lui enfiler la pantoufle de verre.
– Mais, vous voyez bien que je suis un homme, balbutia Cendrillon en montrant son torse nu.
– Personne n'est parfait, répliqua Laurent et se relevant, il l'embrassa avec passion.
– Nous ne pouvons pas nous marier et avoir des enfants, objecta Cendrillon, quand le baiser s'acheva.
– Nous pouvons vivre très longtemps et très heureux sans cela, rétorqua le prince.
FIN